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Commission régionale Apecita

60 ans de créativité au service de l’emploi

L’Apecita vient de fêter dignement ses soixante ans, lors de sa dernière commission régionale Bourgogne-Franche-Comté-Alsace. 60 ans d’évolutions positives pour accompagner les entreprises comme les personnes en recherche d’emploi.
Par Anne-Marie Klein
60 ans de créativité au service de l’emploi
Véronique Jan a présenté le bilan annuel de la délégation régionale Apecita.
L’heure de la retraite n’a pas encore sonné pour l’Apecita qui porte vaillamment ses soixante ans. Depuis la date de sa création en 1954, l’association s’est attachée à suivre l’agriculture dans toutes ses évolutions.
De l’agriculture à l’agroalimentaire, des cadres aux employés... les publics cibles se sont diversifiés à mesure que l’emploi se complexifiait et que le marché du travail évoluait.
Le virage des Tic a été pris et l’ouverture au changement s’est affirmée comme l’un des moteurs de l’association. Ainsi, à chaque occasion les réunions régionales de l’Apecita engagent la réflexion sur un sujet de société touchant directement aux relations professionnelles, au monde de l’entreprise et à la gestion de personnel. Après la «Génération Y» en 2012, la «Déferlante technologique» en 2013, cette année la commission régionale Apecita Bourgogne-Franche-Comté-Alsace, a invité Sylvie Courcelle-Labrousse, consultante, à intervenir sur le thème «Manager la créativité pour booster la motivation à innover». L’intitulé peut sembler un peu pesant, mais le contenu décoiffe et bouscule les idées reçues. Et quand on sait, comme le rappelle Pierre Perreau, président de la commission régionale BFC «que 50% du chiffre d’affaires des entreprises se réalise avec des produits qui n’existaient pas il y a dix ans !» on comprend que la créativité ce n’est pas le dernier concept à la mode chez les gourous de l’entreprise, mais bien le creuset de l’innovation et donc du développement économique.

Les compétences plus que le diplôme, le CDI plutôt que le CDD
Côté emploi, on peut dire que les années se suivent et se ressemblent, avec un panel d’offres en repli au niveau national (-2%) moins important que dans la délégation régionale (-7%) et «des offres toujours moins précises sur le niveau de formation ou le diplôme». En face, les demandes sont en hausse de 20% au plan national et 7% pour la délégation BFC-Alsace. Cette photographie du marché concerne exclusivement les postes traités par l’Apecita.
Les candidats les plus représentés à l’Apecita appartiennent à la catégorie des moins de 35 ans sur l’année 2013, homme ou femme, à parité presque égale, ils sont pour une large majorité (83%) titulaires au moins d’un bac+2. Les fonctions souhaitées concernent plutôt la production, la transformation, le développement, l’innovation... la vente arrivant en 5ème position.
En face, quatre grandes familles d’offres d’emploi se détachent de l’ensemble : la production, le conseil et l’animation, le commercial...
Sur les postes en production, agricole ou agroalimentaire, on observe une baisse alors que ceux concernant le conseil, l’animation, l’administration et l’enseignement sont en hausse.
Comme chaque année on observe une inadéquation récurrente entre ce que souhaitent les candidats et la réalité du marché de l’emploi, telle qu’elle se manifeste à l’Apecita.
Les offres restent pour une large part accessibles aux débutants, ce qui dénote un marché plus ouvert que dans d’autres catégories d’emploi et qui concernent en grande majorité (60% des contrats) des postes en CDI.