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Bilan du dispositif des Emplois d’avenir dans la Nièvre

584 contrats signés en 2013

La préfète de la Nièvre, Michèle Kirry, a tenu un point-presse le 21 février dans son bureau, afin de tirer les premiers enseignements des Emplois d’avenir dans le département. Les objectifs ont été largement dépassés en 2013 et la mobilisation continue cette année.
Par Emmanuel Coulombeix
584 contrats signés en 2013
L’administration, et au premier rang la préfète, a le sourire. Dans la Nièvre, le dispositif des Emplois d’avenir a largement dépassé les objectifs assignés en 2013.
L ’objectif fixé par le ministère de l’Emploi à la Nièvre était de 471 Emplois d’avenir. En réalité, 584 de ces contrats ont été signés dans le département l’an dernier (au 31 décembre 2013). De quoi susciter la satisfaction de Michèle Kirry, la préfète, qui en présentait le bilan la semaine dernière, dans son bureau, en présence du directeur de l’Unité locale de la DIRRECTE. [I]«La Nièvre s’est résolument engagée dans le dispositif. Nous ne l’avons pas transformé par dérogation et avons continué à cibler des jeunes peu ou pas qualifiés, dont on sait que si on ne les aide pas leur avenir est en péril»[i] a-t-elle dit. Ne pas déplacer le problème en intégrant des jeunes diplômés et en reléguant les plus fragiles a été le leitmotiv de l’administration durant cette première année de mise en place des Emplois d’avenir. Rappelons que ce sont les jeunes de 16 à 25 ans (ou jusqu’à 30 ans pour les travailleurs handicapés), peu ou pas diplômés et recherchant un emploi qui peuvent poser leur candidature, le plus souvent auprès de leur Mission locale de rattachement. Exceptionnellement, les jeunes résidant en Zone urbaine sensible (ZUS) ou en Zone de revitalisation rurale (ZRR), ce qui est le cas dans la plus grande partie de la Nièvre, peuvent y prétendre jusqu’à un niveau de formation équivalent au BAC+3 et s’ils sont en recherche depuis plus d’un an. Il s’agit de CDI ou de CDD de 1 à 3 ans, à temps plein, associé à une formation et à un tutorat. Pour les employeurs, du secteur non marchand ou marchand, l’aide de l’état sur 3 ans équivaut à 75% de la rémunération brute mensuelle (au niveau du Smic).
[INTER]150 Emplois d’avenir dans le secteur marchand[inter]
584 emplois en 2013 dans la Nièvre, c’est donc un objectif dépassé de 124%, ce qui a permis à la région Bourgogne de se placer au 6è rang des régions françaises avec un taux de réalisation de 106% contre 92,5% pour le niveau national. Et, de fait, le chômage des jeunes a reculé l’an dernier dans le département. [I]«Cet excellent résultat reflète le fort investissement de tous les acteurs impliqués dans la mise en œuvre de ce dispositif ainsi que la forte mobilisation des employeurs tant publics que privés»[i] dit-on à la préfecture. Le ciblage a particulièrement été efficace puisque 12% des bénéficiaires résidaient en Zus (objectif de 11%), 56,5% résidaient en ZRR (objectif de 48%) et 82% avaient un niveau de qualification inférieur ou égal au niveau V. Autre motif de satisfaction, le taux de rupture des contrats a connu un niveau relativement bas, à 7,5%. [I]«Mais nous ne devons pas nous endormir sur nos lauriers»[i] explique Michèle Kirry qui veut dépasser, en 2014, les freins à la signature de nouveaux contrats. Pour ce faire, l’administration va maintenir le ciblage et déployer une série d’actions: [I]«relancer la communication auprès du grand public, promouvoir le dispositif auprès des collectivités territoriales, des entreprises publiques et des entreprises délégataires de service public qui n’y ont pas encore eu recours, étudier les possibilités de mutualisation des Emplois d’avenir entre différents employeurs, plus particulièrement entre collectivités territoriales»[i]. La mobilisation est (re)lancée.