Enchères «Vêlage facile» au Marault
46 reproducteurs issus d’une variété génétique remarquable
Pour la 6è année consécutive, la station du Marault organise, jeudi 22 janvier à 14h, sa vente aux enchères des reproducteurs séléctionnés dans le cadre de son programme «vêlage facile». Selon Michel Baudot, président du Herd Book Charolais (HBC), il s’agit d’une nécessité d’adapter l’offre en taureaux certifiés à des éleveurs qui sont parfois tentés d’aller pactiser avec d’autres races.
Après les portes ouvertes organisées au Marault les 7 et 14 janvier, le HBC propose sa 6è vente aux enchères «vêlage facile» jeudi 22 janvier prochain dans l’amphithéâtre de l’agropôle à Magny-Cours. 46 reproducteurs en provenance de 16 départements seront présentés, dont Pierre-Marie Leroy, l’ingénieur du HBC, confie que cette année les croissances et les index sont particulièrement satisfaisants, notamment du fait de la pose de filets coupe-vents autour de la stabulation du Marault. En station depuis le 23 septembre, les futurs taureaux sont nés entre le 1er novembre 2013 et le 20 janvier 2014. Ils affichent un poids moyen à la naissance de 46 kg et, surtout, «présentent une excellente morphologie et sont issus d’une variabilité génétique remarquable grâce à 35 pères différents». Le HBC rappelle que le programme VF a pour objectif «d’optimiser la marge de l’éleveur en maîtrisant le vêlage par l’utilisation de reproducteurs de monte naturelle à fort potentiel génétique». Les années précédentes, les enchères avaient accueilli un nombre significatif d’éleveurs, plutôt originaires de la région Bourgogne ou limitrophe mais aussi de toute la France, et, malgré la qualité proposée, certains animaux n’avaient pas trouvé preneurs, ni durant la vente, ni ensuite à l’amiable. Cette année, les responsables l’assurent : «cette 6è édition offre un panel de reproducteurs adaptés à tous types d’élevages et de productions, capables d’assurer une production d’animaux précoces mais aussi du renouvellement au sein de l’élevage, du vêlage sur génisses de 2 ans ou encore du croisement». La mise à prix de chacun est fixée à 2500 euros et le catalogue et le formulaire d’achat à distance sont disponibles sur le site www.charolaise.fr/la-station-d-evaluation-du-marault.
«Adapter l’offre à la demande»
Selon Michel Baudot, «si tous les reproducteurs sont utilisables facilement, via les bases de sélection que sont le HBC et Bovins croissance, nous ne pouvons savoir la valeur des descendances que de 15 à 20% des produits de ces animaux». Mais les responsables de la station du Marault, qui ont fait le choix politique de la positionner particulièrement sur le vêlage facile, à côté de celle de Jalogny (71), ont des éléments d’évaluation des efforts déjà fournis. Par exemple, cette année, deux veaux sont issus de pères qui ont déjà été intégrés dans le programme et vendus lors des enchères des années précédentes. «C’est là que nous vérifions que le programme a été conçu à bon escient» estime le président du Herd Book Charolais pour qui ici, «contrairement à Migennes, où la base est plus resserrée, notre avantage est de proposer du brassage et de la diversité». Michel Baudot juge d’ailleurs qu’il s’agit d’une nécessité : «les futurs taureaux finissent à 60% dans la Nièvre, chez des éleveurs qui ne sont pas adhérents du HBC. Ce sont le plus souvent des gens qui changent de race comme ils peuvent changer de marque de tracteur et nous devons répondre à leurs besoins, qui ne sont pas forcément ceux de passionnés de la blanche. J’ai parfois du mal à en convaincre nos adhérents dans les réunions internes du HBC» reconnaît le responsable professionnel. Ces clients, le Herd book en a besoin et tout le jeu consiste à adapter l’offre à la demande, qui passe notamment par la satisfaction à des critères de facilité de naissance. Les bons taureaux peuvent donc retenir les éleveurs dans la race charolaise mais les moins conformes à leurs attentes peuvent les en détourner. Une part non négligeable d’entre eux pratique d’ailleurs le croisement avec des taureaux limousins dans le département...
«Adapter l’offre à la demande»
Selon Michel Baudot, «si tous les reproducteurs sont utilisables facilement, via les bases de sélection que sont le HBC et Bovins croissance, nous ne pouvons savoir la valeur des descendances que de 15 à 20% des produits de ces animaux». Mais les responsables de la station du Marault, qui ont fait le choix politique de la positionner particulièrement sur le vêlage facile, à côté de celle de Jalogny (71), ont des éléments d’évaluation des efforts déjà fournis. Par exemple, cette année, deux veaux sont issus de pères qui ont déjà été intégrés dans le programme et vendus lors des enchères des années précédentes. «C’est là que nous vérifions que le programme a été conçu à bon escient» estime le président du Herd Book Charolais pour qui ici, «contrairement à Migennes, où la base est plus resserrée, notre avantage est de proposer du brassage et de la diversité». Michel Baudot juge d’ailleurs qu’il s’agit d’une nécessité : «les futurs taureaux finissent à 60% dans la Nièvre, chez des éleveurs qui ne sont pas adhérents du HBC. Ce sont le plus souvent des gens qui changent de race comme ils peuvent changer de marque de tracteur et nous devons répondre à leurs besoins, qui ne sont pas forcément ceux de passionnés de la blanche. J’ai parfois du mal à en convaincre nos adhérents dans les réunions internes du HBC» reconnaît le responsable professionnel. Ces clients, le Herd book en a besoin et tout le jeu consiste à adapter l’offre à la demande, qui passe notamment par la satisfaction à des critères de facilité de naissance. Les bons taureaux peuvent donc retenir les éleveurs dans la race charolaise mais les moins conformes à leurs attentes peuvent les en détourner. Une part non négligeable d’entre eux pratique d’ailleurs le croisement avec des taureaux limousins dans le département...
Des prêts Agilor pour financer des taureaux certifiés
L’annonce a été faite par Michel Baudot lundi 12 janvier. Le Crédit agricole Centre Loire va proposer des prêts Agilor, jusqu’alors réservés à l’investissement dans le matériel, pour l’achat par les éleveurs de taureaux certifiés charolais. «C’est un produit nouveau, un prêt bonifié à 1,85% pour des animaux entre 2 500 et 6 000 euros» dévoile le président du HBC. L’idée qui a fait son chemin est partie des éleveurs de race limousine, il y a quelques mois. «Nous sommes allés voir les responsables du Herd Book limousin et ils nous ont dit qu’ils n’étaient pas racistes ni exclusifs et nous avons souhaité étendre cette initiative à la race charolaise, sur un autre périmètre» explique Michel Baudot.
Du coup, comme les caisses régionales de la banque verte ne sont pas les mêmes, une phase d’approche et de concertation s’est déroulée avec le Crédit agricole Centre Loire, qui a finalement donné son accord de principe. «Une annonce officielle du dispositif sera faite durant 5 minutes au micro, le 22 janvier prochain au Marault, et des pochettes et dossiers seront disponibles sur place. Le Crédit agricole éditera ensuite des tracts à l’intention de tous les éleveurs nivernais» prévoit Pierre-Marie Leroy. «Depuis des mois, ce ne sont pas les besoins en génétique qui ont baissé dans les exploitations, ce sont les possibilités offertes par les trésoreries. Le prêt Agilor peut servir de déclic aux éleveurs, pour leur apporter du confort génétique en phase avec leurs attentes sociétales» juge Michel Baudot.
Du coup, comme les caisses régionales de la banque verte ne sont pas les mêmes, une phase d’approche et de concertation s’est déroulée avec le Crédit agricole Centre Loire, qui a finalement donné son accord de principe. «Une annonce officielle du dispositif sera faite durant 5 minutes au micro, le 22 janvier prochain au Marault, et des pochettes et dossiers seront disponibles sur place. Le Crédit agricole éditera ensuite des tracts à l’intention de tous les éleveurs nivernais» prévoit Pierre-Marie Leroy. «Depuis des mois, ce ne sont pas les besoins en génétique qui ont baissé dans les exploitations, ce sont les possibilités offertes par les trésoreries. Le prêt Agilor peut servir de déclic aux éleveurs, pour leur apporter du confort génétique en phase avec leurs attentes sociétales» juge Michel Baudot.