Assemblée générale de l’abattoir de Cosne
2014 - 2015 a été un bon exercice
Les sociétaires de la SA Cosne abattoir se sont réunis, dimanche 31 janvier, à Menetou-Râtel, dans le Cher, pour l’assemblée générale annuelle de leur entreprise. Les chiffres de l’exercice 2014 - 2015 (clos au 31 août 2015) laissent apparaître un résultat bénéficiaire. L’outil aux mains de la filière, après avoir inauguré ses travaux d’agrandissement à l’automne, est sur de bons rails...
Le président nivernais de la société, Éric Bertrand, par ailleurs président de la Chambre d’agriculture de la Nièvre, est satisfait. L’assemblée générale de la SA Cosne abattoir, qu’il a présidée dimanche dernier, s’est déroulée sans anicroche. Un certain vent d’optimisme souffle même sur cet outil, modernisé et campé sur le soutien des professionnels de la région, dont une bonne part des 40 agriculteurs, des 60 bouchers et des 2 grossistes sont issus des départements de la Nièvre et du Cher. Il y a 23 ans, au démarrage de l’abattoir, ils étaient 50 paysans et 70 bouchers, ce qui dénote une relative stabilité de l’activité de la société dans le temps... «L’outil fonctionne et semble donner satisfaction aux gens qui travaillent avec» a-t-il lancé tout en s’interrogeant : «si on avait réfléchi comme cela plutôt qu’en voulant maintenir un seul abattoir au Nord et un seul au Sud, peut-être que les Pouvoirs publics et nous, aurions moins perdu de temps». Une pierre dans le jardin des Pouvoirs publics. Pour autant, éric Bertrand n’a pas manqué d’indiquer qu’il n’est «pas sûr que nous soyons à la hauteur de la communication sur ce qu’on doit faire vis-à-vis des consommateurs. Il y a une tendance qui voudrait qu’on ne puisse plus manger de viande et préférer avaler des pilules de fer. Il faut répéter que la viande bovine est un produit noble et rappeler aux consommateurs que quand ils ne veulent pas de feed lots, ils devraient arrêter d’acheter de la viande dont un tiers des morceaux provient des feed lots!» Un gros caillou dans le jardin de la grande distribution... Et de révéler qu’à la fin du mois de décembre dernier, le président a eu la désagréable surprise de constater, deux semaines de suite, que la dinde puis le poulet, dans des enseignes autour de Cosne-sur-Loire, affichaient des prix supérieurs à ceux de la viande bovine (sic!).
Tonnage en hausse
Avant cela, M. Leclerc, l’expert-comptable délégué auprès de la SA Cosne Abattoir, avait présenté les chiffres de l’exercice clos. Il a indiqué qu’il s’agit d’un «bon exercice pour notre structure, notamment parce que le tonnage a été bon». De 2013-2014 à 2014-2015, le tonnage de l’abattoir est passé de 145000 t à 164000 t. «Au fil des mois, quasiment tous les mois ont été supérieurs en volumes, sauf décembre qui s’est révélé stable» a-t-il indiqué. Et surtout, selon lui, «cette hausse n’était pas un feu de paille» mais plutôt conforme à une tendance de fond, que les responsables de la société entendent développer, notamment grâce aux travaux réalisés (après de longues années préparatoires) et enfin inaugurés l’an dernier. «C’est une page qui est derrière nous» a même souligné le président Bertrand, tout heureux que les subventions tant attendues, et qui se sont faites attendre plus que de normal, aient enfin été versées par le Conseil régional de Bourgogne, quelques jours avant Noël dernier.
Résultats encourageants
De fait, les résultats économiques de la société se distinguent par une certaine sérénité. Avec un excédent brut d’exploitation (EBE) de 200 000 euros, la SA Cosne abattoir atteint un résultat positif de près de 48 000 euros en 2014-2015. C’est cependant moins bien que l’année précédente (82 500 euros). Cela s’explique notamment du fait d’une hausse des dotations aux amortissements, qui découle directement des investissements réalisés l’an dernier. Ainsi que de charges financières supplémentaires, notamment du fait des emprunts à court terme, souscrits provisoirement, le temps d’attendre les fameuses subventions promises...
Si le résultat courant avant impôt atteint 24 000 euros (contre 63 000 l’exercice précédent), le résultat exceptionnel atteint 51 000 euros, stable, contre 52 000 l’année d’avant et le bénéfice,
35 000 euros. «Nous avons amélioré les fondamentaux et il reste à faire encore mieux tout en continuant à rembourser les emprunts (700 000 euros sur 15 ans pour les travaux) et en investissant» a sobrement envisagé Éric Bertrand.
Tonnage en hausse
Avant cela, M. Leclerc, l’expert-comptable délégué auprès de la SA Cosne Abattoir, avait présenté les chiffres de l’exercice clos. Il a indiqué qu’il s’agit d’un «bon exercice pour notre structure, notamment parce que le tonnage a été bon». De 2013-2014 à 2014-2015, le tonnage de l’abattoir est passé de 145000 t à 164000 t. «Au fil des mois, quasiment tous les mois ont été supérieurs en volumes, sauf décembre qui s’est révélé stable» a-t-il indiqué. Et surtout, selon lui, «cette hausse n’était pas un feu de paille» mais plutôt conforme à une tendance de fond, que les responsables de la société entendent développer, notamment grâce aux travaux réalisés (après de longues années préparatoires) et enfin inaugurés l’an dernier. «C’est une page qui est derrière nous» a même souligné le président Bertrand, tout heureux que les subventions tant attendues, et qui se sont faites attendre plus que de normal, aient enfin été versées par le Conseil régional de Bourgogne, quelques jours avant Noël dernier.
Résultats encourageants
De fait, les résultats économiques de la société se distinguent par une certaine sérénité. Avec un excédent brut d’exploitation (EBE) de 200 000 euros, la SA Cosne abattoir atteint un résultat positif de près de 48 000 euros en 2014-2015. C’est cependant moins bien que l’année précédente (82 500 euros). Cela s’explique notamment du fait d’une hausse des dotations aux amortissements, qui découle directement des investissements réalisés l’an dernier. Ainsi que de charges financières supplémentaires, notamment du fait des emprunts à court terme, souscrits provisoirement, le temps d’attendre les fameuses subventions promises...
Si le résultat courant avant impôt atteint 24 000 euros (contre 63 000 l’exercice précédent), le résultat exceptionnel atteint 51 000 euros, stable, contre 52 000 l’année d’avant et le bénéfice,
35 000 euros. «Nous avons amélioré les fondamentaux et il reste à faire encore mieux tout en continuant à rembourser les emprunts (700 000 euros sur 15 ans pour les travaux) et en investissant» a sobrement envisagé Éric Bertrand.