Accès au contenu
Cuma

1878 adhérents dans la Nièvre

Les Cuma de la Nièvre ont tenu leur rendez-vous annuel le 12 mai dernier à St Agnan. La fédération propose depuis août 2016 à ses adhérents de mutualiser leur main d’œuvre.
Par Céline Clément
1878 adhérents dans la Nièvre
Le Rendez-vous annuel des Cuma a permis de faire le point sur l’état du réseau dans la Nièvre.
Les Cuma de la Nièvre, au nombre de 90, fêtaient l’an dernier leurs 70 ans. Regroupées au sein de la fédération de Bourgogne, elles permettent aux agriculteurs de se regrouper afin d’acheter du matériel et de partager la main d’œuvre.

Elles comptent quelque 1878 adhérents sur le département, où plus d’un agriculteur sur deux est en Cuma. C’est dire le succès que connaît ce concept de mutualisation de moyens, qui permet de faire de précieuses économies. Depuis août 2016, les Cuma sont aussi groupements d’employeurs. «On connaît les Cuma pour le partage de matériel, qui permet de réduire les coût de mécanisation, explique Sylvette Bernard, animatrice de la fédération de Bourgogne. Mais dans le cadre de la loi travail, elles ont obtenu la reconnaissance de groupement d’employeurs. Cette activité permet à une Cuma de mettre son salarié directement à disposition des adhérents, sans limitation. Les Cuma peuvent ainsi bénéficier de toutes les aides à l’emploi, comme tout groupement d’employeurs».

Le principal avantage de ce système  : «Les Cuma ont le droit d’embaucher un salarié qui n’a plus spécifiquement besoin d’utiliser du matériel de Cuma». Cela simplifie les choses pour les agriculteurs qui on le sait manquent souvent de main d’œuvre.

Pour créer un groupement d’employeurs, la démarche est simple. Il suffit de changer les statuts, élaborer le règlement intérieur avec les règles d’organisation, l’accès, l’activité et trouver la bonne
personne.

Le Dina Cuma, pour accompagner les projets
Par ailleurs un nouveau dispositif existe depuis l’année dernière : le Dina Cuma, un diagnostic national d’accompagnement des projets et initiatives, décliné sur le plan local. Les techniciens réalisent un état des lieux de la Cuma, ciblent les priorités, apportent un conseil et élaborent un plan d’action.

Quatre diagnostics ont déjà été effectués l’an dernier. Cela donne l’occasion pour les adhérents de prendre un temps de réflexion sur les projets à long terme. En parallèle, la fédération des Cuma propose toujours les services déjà existants. Tous les ans, elle effectue des campagnes de banc d’essai moteur afin d’évaluer la consommation et la puissance.

Elle procède également à la vérification des outils de levage, une obligation nationale depuis 2004. L’an dernier, la fédération a organisé des démonstrations de matériels (scies automatiques, triage de semence à la ferme) et présenté les premiers résultats d’expérimentation sur la filière bois plaquette.

Les Cuma sont aussi partenaires des journées «Osez les légumineuses». Enfin à partir du 1er janvier 2018, la fédération des Cuma Bourgogne devrait s’associer avec celle de Franche-Comté afin de peser davantage au niveau national.