Accès au contenu
Journée des droits des femmes

12 ambassadrices reçues par le préfet

Au lendemain de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, le préfet de la Nièvre a reçu à déjeuner une douzaine de femmes passionnées par leurs métiers et engagées dans le monde professionnel nivernais.
Par Emmanuel Coulombeix
12 ambassadrices reçues par le préfet
Parmi les 12 femmes invitées à déjeuner avec le préfet, Marie-Claude Masson, agricultrice près de Clamecy et responsable professionnelle, siégeait à la gauche du représentant de l’Etat.
Autour de la table, où Jean-Pierre Condemine les avaient conviées, 12 femmes ont pu expliquer leurs parcours et leurs passions, parmi toutes celles que le préfet a déjà croisées depuis son arrivée dans le département, il y a quatre mois.

On trouvait là une directrice du Conservatoire de musique de Nevers, deux chefs d’entreprises du secteur industriel, un femme-pompier, une autre policière, une auxiliaire de régulation du Samu et  deux femmes exploitantes agricoles, investies dans la représentation professionnelle agricole. «J’ai voulu réunir ces 12 femmes, ces 12 ambassadrices autour de l’idée-maîtresse qu’elles représentent parfaitement leurs mondes professionnels, celui de l’agriculture, celui de l’industrie, celui de la culture et celui des services publics» a justifié le préfet, à l’heure du café. Selon le représentant de l’Etat, «toutes ont fait montre de la pugnacité, de la passion qui les animent dans leurs parcours singuliers». Parmi les convives à l’honneur figuraient Marie-Claude Masson, exploitante agricole près de Clamecy et responsables professionnelle au sein de nombreuses organisations agricoles, ainsi que Lydie Deneuville, agricultrice à Chevenon et élue de la Chambre d’agriculture. Les principales intéressées, comme elles le confiaient à l’issue du déjeuner, ont été «étonnées d’être ainsi invitées par le préfet de la Nièvre». «Je ne sens pas plus femme qu’agricultrice lorsque j’exerce mon métier et mes responsabilités» a témoigné Marie-Claude Masson, encore toute satisfaite de recevoir les honneurs de la République mais aussi «d’avoir pu échanger avec d’autres femmes géniales qui oeuvrent dans des métiers que je connais sans plus». Chacune a pu longuement se présenter.

«Encore beaucoup à faire!» 
Témoignant que le fil conducteur des parcours de chacune de ses invitées était «la passion», Jean-Pierre Condemine a tenu à rappeler toutes les luttes qui, depuis un siècle, avaient abouti à une meilleure considération pour les femmes dans la société. Evoquant sa mère, «qui a attendu ses 19 ans, en 1945, pour avoir le droit de voter», le préfet a détaillé les avancées  : des premières écoles de filles obligatoires après la loi Falloux aux lois de 1967 et 1975 sur l’indépendance du corps des femmes (contraception, IVG) puis à celles sur la parité, l’égalité professionnelle femmes/hommes, contre les violences faites aux femmes et encore récemment sur la parité dans le onde politique... Citant quelques statistiques, il a déploré un salaire moyen de 24% inférieur (en moyenne) à celui des hommes, 18 heures par semaine de taches domestiques, 50% de femmes qui travaillent dans 15% des métiers et seulement 20% de femmes maires de leurs communes... «Il y a encore beaucoup à faire pour ouvrir le chemin aux femmes des sphères professionnelles mais aussi pour lutter contre les stéréotypes, contre toutes les formes de violences (conjugales ou harcèlement), et pour généraliser la parité dans la société» a-t-il conclu. Pour que les femmes ne soient pas mises à l’honneur qu’un seul jour dans l’année...