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Matériau bois

1/9 Dossier bâtiment: Une tradition pour le Gaec Colson

Une exploitation côte d’orienne, située entre Saint-Seine-l’Abbaye et Is-sur-Tille, a fait le choix de construire l’intégralité de ses bâtiments en bois.

Le dernier sera mis en route la semaine prochaine.
Par Aurélien Genest
1/9 Dossier bâtiment: Une tradition pour le Gaec Colson
L’exploitation et ses 7000 m2 de bâtiments, dédiés à l’élevage bovin ainsi qu’au stockage de fourrages et de matériel.
Ne cherchez pas d’autres matériaux que le bois, il n’y en a pas. [I]«Le premier bâtiment, qui date de 1990, était déjà en bois. Tous ceux qui ont suivi l’ont été aussi. Nos silos sont également en bois»[i] relate Bénigne Colson, producteur laitier et céréalier à Labergement, un petit village à une trentaine de kilomètres au Nord-ouest de Dijon. L’intégration paysagère, l’ambiance dans les bâtiments et les facilités d’entretien figurent parmi les motivations de l’agriculteur, qui travaille avec son frère Benoît et son fils Baptiste. Au total, près de 7000 m2 de bâtiments sont concernés, aussi bien pour l’élevage bovin que pour le stockage de fourrages et du matériel. Tous les bâtiments possèdent une couverture de couleur noire pour intégrer encore plus l’exploitation dans le paysage. [I]«C’est un choix personnel. Il n’y avait pas d’obligation lors du permis de construire. C’était uniquement conseillé lors de la construction du premier bâtiment»[i] précise Bénigne Colson. Avec le bois, il n’y a aucun entretien à assurer : [I]«ils ont été traités et il n’y a plus rien à retoucher. Le bois vieillit très bien et c’est satisfaisant. Seuls les silos commencent à prendre un petit coup de vieux»[i] commente l’agriculteur. S’y retrouve t-on niveau économique ? [I]«Quand la ferraille est chère, le bois est à peu près au même prix. Sinon, nous sommes légèrement au-dessus»[i] reconnaît Bénigne Colson, [I]«mais devant tous les avantages que nous apporte le bois, la question ne s’est même pas posée pour nous. Tous les devis que nous avons fait faire concernaient ce matériau. J’ajoute que le bois est facile à travailler. Nous faisons nous mêmes les bardages. Si l’on veut ouvrir, faire une porte, on prend une tronçonneuse !»[i]

[INTER]Une structure flambant neuve[inter]
Le Gaec Colson a fait construire un nouveau bâtiment d’une capacité de 130 vaches en logettes, suite à l’installation de Baptiste il y a un an. Démarrés en septembre, les travaux sont en train de s’achever. Les Brunes rentreront la semaine prochaine dans leur nouvelle habitation. [I]«Le bâtiment est équipé de deux robots»[i] indique Benoît Colson, [I]«c’est beaucoup trop pour 90 vaches mais nous comptons augmenter le cheptel. Mon fils Mathias est aujourd’hui en BTS et s’installera lui-aussi»[i]. Côté innovation, le Gaec côte d’orien a opté pour une pailleuse suspendue. [I]«Nous recherchions un procédé pour pailler sans avoir à rentrer dans le bâtiment»[i] explique Benoît Colson, [I]«avec des robots et des logettes, les vaches seront un peu partout dans le bâtiment. Nous ne voulons pas les déranger, les laisser libres de leurs mouvements. Dans un premier temps, nous avions pensé à une technique de paillage par soufflerie, mais ce n’était pas forcément une bonne idée. En surfant sur internet, nous sommes tombés sur une pailleuse suspendue. C’est un peu le même principe que les griffes à foin»[i].


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