Le tribunal correctionnel de Nevers sanctionne un éleveur
1 000 euros d’amende (dont 800 avec sursis) pour une vache à l’agonie
Le Tribunal correctionnel de Nevers a sanctionné, vendredi 30 mai, un éleveur nivernais qui avait laissé l’une de ses vaches blessées à l’agonie sans jamais appeler le vétérinaire. Il a écopé d’une amende de 1000 euros, dont 800 avec sursis.
L’affaire remonte à février dernier à Toury-Lurcy. L’Association de défense et protection des animaux (DPA) du refuge de Thiernay est informée qu’une vache blessée et abandonnée est en train d’agoniser dans un hangar, aux abords d’une parcelle où elle a glissé. A deux reprises, les gendarmes interviennent auprès du propriétaire, un éleveur de 52 ans à la tête d’un cheptel de 180 bovins, afin de lui intimer l’ordre d’appeler un vétérinaire. En vain.
Ce sont donc les mêmes gendarmes qui décident alors d’avertir un praticien, lequel constate que la vache souffre d’une patte abîmée, de nécroses et d’un fort amaigrissement, conséquence de son immobilisation. Pessimiste sur ses chances de se remettre d’aplomb, le vétérinaire ordonne alors d’euthanasier l’animal.
[INTER]Deux mois de prison avec sursis requis[inter]
La décision de tuer l’animal aussi rapidement a surpris l’éleveur de Toury-Lurcy. Absent de l’audience de vendredi, il a fait savoir par son avocat, Me Olivier Levoir,[I] «qu’il s’agit d’un cas isolé dans le cheptel et l’histoire de l’exploitation»[i] et qu’avec [I]«25 ans d’expérience, (il) a vu des vaches immobilisées durant une ou deux semaines se relever, contrairement à ce qu’avait indiqué le vétérinaire»[i]. Surtout, [I]«il n’accepte pas qu’on le fasse passer pour quelqu’un qui s’est désintéressé complètement de cet animal»[i] puisqu’il assure qu’il lui a [I]«donné les médicaments nécessaires»[i].
Me Levoir a demandé la relaxe de son client. [I]«Comportement inadmissible»[i] avait, pour sa part, plaidé l’avocate de la DPA, Me Elodie Senly: l’éleveur [I]«a eu l’outrecuidance, à la fin de son audition, de demander qui va l’indemniser pour l ‘euthanasie... Il ne voit cette vache que comme un bien économique qu’il faut lui rembourser»[i].
La vice-procureure du tribunal, Emmanuelle Fredon, est allée dans le même sens: [I]«Cela fait un an qu’aucun vétérinaire n’a vu son cheptel... Il ne voulait pas faire de dépenses. Je vois qu’il...a pu se payer une bonne défense. Il a donc de l’argent quand çà l’arrange»[i] a-t-elle dit avant de requérir une peine de deux mois de prison avec sursis et 2 000 euros d’amende. Le tribunal ne l’a pas entièrement suivie.
Ce sont donc les mêmes gendarmes qui décident alors d’avertir un praticien, lequel constate que la vache souffre d’une patte abîmée, de nécroses et d’un fort amaigrissement, conséquence de son immobilisation. Pessimiste sur ses chances de se remettre d’aplomb, le vétérinaire ordonne alors d’euthanasier l’animal.
[INTER]Deux mois de prison avec sursis requis[inter]
La décision de tuer l’animal aussi rapidement a surpris l’éleveur de Toury-Lurcy. Absent de l’audience de vendredi, il a fait savoir par son avocat, Me Olivier Levoir,[I] «qu’il s’agit d’un cas isolé dans le cheptel et l’histoire de l’exploitation»[i] et qu’avec [I]«25 ans d’expérience, (il) a vu des vaches immobilisées durant une ou deux semaines se relever, contrairement à ce qu’avait indiqué le vétérinaire»[i]. Surtout, [I]«il n’accepte pas qu’on le fasse passer pour quelqu’un qui s’est désintéressé complètement de cet animal»[i] puisqu’il assure qu’il lui a [I]«donné les médicaments nécessaires»[i].
Me Levoir a demandé la relaxe de son client. [I]«Comportement inadmissible»[i] avait, pour sa part, plaidé l’avocate de la DPA, Me Elodie Senly: l’éleveur [I]«a eu l’outrecuidance, à la fin de son audition, de demander qui va l’indemniser pour l ‘euthanasie... Il ne voit cette vache que comme un bien économique qu’il faut lui rembourser»[i].
La vice-procureure du tribunal, Emmanuelle Fredon, est allée dans le même sens: [I]«Cela fait un an qu’aucun vétérinaire n’a vu son cheptel... Il ne voulait pas faire de dépenses. Je vois qu’il...a pu se payer une bonne défense. Il a donc de l’argent quand çà l’arrange»[i] a-t-elle dit avant de requérir une peine de deux mois de prison avec sursis et 2 000 euros d’amende. Le tribunal ne l’a pas entièrement suivie.