L’Ajec tient son AG nationale à Pougues-les-Eaux les 7 et 8 mai
Rassembler les jeunes éleveurs de charolais
L’Association des jeunes éleveurs de charolais (Ajec) tiendra son AG nationale annuelle, pour la première fois depuis 12 ans, dans la Nièvre, au casino de Pougues-les-Eaux, les 7 et 8 mai prochains. L’occasion d’un coup de projecteur sur cette structure professionnelle, réservée aux 16-35 ans et dédiée à la race charolaise, qui réunit 400 adhérents dans 40 associations départementales.
«L’Ajec a pour but de rassembler les jeunes afin qu’ils se connaissent mieux, les intéresser à la vie des organismes liés à l’élevage, en particulier celle du Herd Book Charolais, et de les sensibiliser aux problèmes de l’avenir de la race, leur favoriser les relations internationales avec les éleveurs et les associations des pays étrangers élevant du charolais par l’intermédiaire de stages». Ce sont les statuts qui le disent. Il faut ajouter à cela, outre des relations amicales et conviviales propres à la jeunesse, l’organisation d’activités multiples et variées telles que l’achat une fois par an d’un taureau en commun pour le partage des paillettes et l’amélioration génétique (moyennant l’achat de parts), la participation et la co-organisation de concours locaux et nationaux dont l’Ajec fournit des juges stagiaires, et, logiquement, des formations techniques valables cinq ans pour permettre à ses membres de devenir juges (soit élite, soit de section, soit pour tous, selon leur classement). Que ce soit en tant que juges ou de participants aux compétitions, «c’est, selon moi, très enrichissant de voir d’autres animaux, d’autres éleveurs, d’autres départements et d’autres réalités sur la race et sur l’avenir du métier» estime Cédric Mayet, le président départemental de l’association nivernaise, organisatrice du grand rendez-vous national le week-end prochain à Pougues-les-Eaux. Lui et et quelques uns des membres de son équipe constituent le noyau dur de l’événement, le premier dans la Nièvre depuis douze ans, dans le berceau de la race et le département où est situé son siège national (Magny-Cours). Citons notamment Stéphane Humbert, de Mars-sur-Allier, également vice-président national, Nicolas Cyprès, de Montigny-sur-Canne, Rémi Caquet, de Mars-sur-Allier ou encore Alban Beauzon, de Moulins-Engilbert... Les locaux de l’étape attendent près de 250 congressistes (plus de la moitié des adhérents) lors de cette manifestation nationale, dont certains arriveront dès le vendredi 6 mai au soir et qui, outre la partie statutaire du samedi matin et la plénière sur le thème de la génomique l’après-midi, permettra aussi de mettre en valeur les richesses de la Nièvre : soirée de gala, visites du Palais ducal et de la cathédrale de Nevers ou du circuit de Magny-Cours et de son musée de la monoplace...
Nouveau président et génomique
Dans la Nièvre, l’AJEC rassemble 35 membres. L’association y a été créée en 1973, comme l’Ajec nationale, notamment sous l’impulsion du Saône-et-Loirien Paul Chevalier et de la Nivernaise Elisabeth Dosson. «Je suis fier d’en être le président départemental depuis un an» indique Cédric Mayet, sûrement aussi parce que son élection a été simultanée avec les premiers préparatifs de l’AG nationale. «C’est important que nous puissions monter notre capacité à organiser ça, même si le plus dur, c’est de trouver les sponsors qui nous permettront de trouver les 14 ou 15 000 euros du budget». Les organisateurs conçoivent un moment fort de convivialité et d’échanges entre jeunes éleveurs durant tout le week-end - «on se connait tous plus ou moins déjà»- et deux temps forts viendront ponctuer le déroulement de l’AG. Le samedi matin, nous procéderons à l’élection d’un nouveau bureau et d’un nouveau président national : le Mosellan Christophe Nanotti, atteint par la limite d’âge, doit laisser sa place cette année. Pourquoi pas au profit d’un Bourguignon ? Après tout, le berceau de la race pourrait bien faire aussi valoir sa représentation, «puisque les adhérents des départements de la Nièvre, de Saône-et-Loire et de l’Allier sont les plus nombreux», estime Florent Besson. Reste que c’est un travail à la fois bénévole et chronophage et difficilement compatible avec les responsabilités et la vie de famille de jeunes éleveurs déjà bien occupés. Il en faudra tout de même un pour se dévouer ! Le deuxième temps fort du samedi, ce sera la présentation, l’après-midi, d’une information sur la génomique, par Pierre-Marie Leroy, du Herd Book Charolais. Les congressistes sont aussi là pour travailler sérieusement et, si professionnellement, les jeunes éleveurs sont soumis aux mêmes aléas économiques, climatiques et sanitaires que leurs ainés (notamment en 2015), rien ne les empêche de réfléchir à leur avenir. Pour Cédric Mayet, le génotypage des bovins en fait incontestablement partie : «Je pense que c’est une méthode qui va se développer très vite chez les jeunes. Moi, si je peux, je m’y intéresserai. C’est notre capacité à vendre des veaux fiables, lorsqu’on est comme moi sélectionneur, avec des caractères, des aplombs, des qualités maternelles (lait) ou du sans-corne qui répondent au marché et aux attentes des clients» ! Une majorité de membres de l’Ajec semblent déjà partager ce point de vue.
Nouveau président et génomique
Dans la Nièvre, l’AJEC rassemble 35 membres. L’association y a été créée en 1973, comme l’Ajec nationale, notamment sous l’impulsion du Saône-et-Loirien Paul Chevalier et de la Nivernaise Elisabeth Dosson. «Je suis fier d’en être le président départemental depuis un an» indique Cédric Mayet, sûrement aussi parce que son élection a été simultanée avec les premiers préparatifs de l’AG nationale. «C’est important que nous puissions monter notre capacité à organiser ça, même si le plus dur, c’est de trouver les sponsors qui nous permettront de trouver les 14 ou 15 000 euros du budget». Les organisateurs conçoivent un moment fort de convivialité et d’échanges entre jeunes éleveurs durant tout le week-end - «on se connait tous plus ou moins déjà»- et deux temps forts viendront ponctuer le déroulement de l’AG. Le samedi matin, nous procéderons à l’élection d’un nouveau bureau et d’un nouveau président national : le Mosellan Christophe Nanotti, atteint par la limite d’âge, doit laisser sa place cette année. Pourquoi pas au profit d’un Bourguignon ? Après tout, le berceau de la race pourrait bien faire aussi valoir sa représentation, «puisque les adhérents des départements de la Nièvre, de Saône-et-Loire et de l’Allier sont les plus nombreux», estime Florent Besson. Reste que c’est un travail à la fois bénévole et chronophage et difficilement compatible avec les responsabilités et la vie de famille de jeunes éleveurs déjà bien occupés. Il en faudra tout de même un pour se dévouer ! Le deuxième temps fort du samedi, ce sera la présentation, l’après-midi, d’une information sur la génomique, par Pierre-Marie Leroy, du Herd Book Charolais. Les congressistes sont aussi là pour travailler sérieusement et, si professionnellement, les jeunes éleveurs sont soumis aux mêmes aléas économiques, climatiques et sanitaires que leurs ainés (notamment en 2015), rien ne les empêche de réfléchir à leur avenir. Pour Cédric Mayet, le génotypage des bovins en fait incontestablement partie : «Je pense que c’est une méthode qui va se développer très vite chez les jeunes. Moi, si je peux, je m’y intéresserai. C’est notre capacité à vendre des veaux fiables, lorsqu’on est comme moi sélectionneur, avec des caractères, des aplombs, des qualités maternelles (lait) ou du sans-corne qui répondent au marché et aux attentes des clients» ! Une majorité de membres de l’Ajec semblent déjà partager ce point de vue.