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Porte ouverte le 28 avril à la ferme Dephy de Michel Rameau

Quid après les MAET ?

La Chambre d’agriculture organise une porte ouverte, dans la ferme de Michel Rameau, à Bouhy, le 28 avril prochain de 9h30 à midi. Avec six ans de recul, le producteur de cultures de vente témoignera sur l’intérêt de réduire les intrants et sur le maintien d’une performance économique sur son exploitation.
Par Emmanuel Coulombeix
Le réseau des fermes Dephy compte 1900 exploitations dans toute la France (réparties en 185 groupes) et 10 dans la Nièvre. Il découle du Plan Ecophyto 2018, animé par une cellule au niveau national avec de multiples partenaires et permet un accompagnement des agriculteurs qui s’y sont engagés afin de réduire l’utilisation des produits phytosanitaires tout en assurant une double performance économique et environnementale des exploitations. Initialement, le Plan Ecophyto prévoyait une réduction de 50% de l’utilisation des intrants en 2018 mais sa deuxième version a affiné les objectifs  : étendre le réseau à 3000 fermes (en grandes cultures, polyculture-élevage, maraîchage, cultures tropicales...) et viser les -25% de phytos en 2020 et les -50% en 2025. La Chambre d’agriculture de la Nièvre est engagée dans cette démarche et suit 10 exploitants dans le département depuis 2011. Elle organise régulièrement des portes ouvertes pour faire partager les références acquises et les témoignages des agriculteurs qui y participent. Elle appelle aussi les agriculteurs nouveaux qui souhaiteraient s’y associer à la contacter avant début mai, pour rentrer dans la version 2 du plan national.

- 50 à – 60% de l’IFT
Parmi les 10 fermes suivies dans la Nièvre, celle de Michel Rameau fait partie de celles qui ont le plus évolué en six ans. «Toutes répondent à un contexte de production particulier mais cette exploitation est l’une des trois qui a réduit ses intrants de 50 à 60% de l’Indice de fréquence de traitement (IFT), selon les années, tout en conservant un niveau de performances économiques intéressant. Ses références en terme de marges brutes et de marges nettes sont restées similaires à celles des GDA locaux» précise Cédric Zambotto, le référent du réseau Dephy de la Chambre d’agriculture. Néanmoins, ces résultats ont été possibles parce qu’il s’agit du contexte particulier d’une MAET dû à la présence de parcelles de cultures sur un bassin d’alimentation de captage (Bac du Perroy). Le polyculteur-éleveur de Bouhy exploite une trentaine d’ha de cultures de vente  : blé, orge, colza, orge de printemps, pois...

Michel Rameau, le 28 avril, tirera les enseignements de l’expérience, un après la fin de sa MAET, examinera la réduction de ses charges opérationnelles mais expliquera aussi, en toute clarté, ce qu’il en est désormais du niveau de ses adventices et des bio-agresseurs (maladies, insectes).

Les MAET, qui avaient sécurisé un peu sa démarche, ayant fait place à des MAEC avec des niveaux d’accompagnement moindres, «il dira ce qu’il envisage pour la suite».