Après les orages de grêle du 12 avril
À Bona, des parcelles de colza endommagées à plus de 50%
Certains secteurs du département ont été exposés à de violents épisodes climatiques les 12 et 13 avril dernier. À certains endroits des couloirs de grêle de 200 m de large ont causé d’irrémédiables dégâts aux cultures. Exemple à Bona.
«C’est un petit couloir de 200 m de large qui a avancé de Saint-Benin d’Azy jusqu’à Crux-la-Ville» déplore Étienne Gauthier, associé avec son frère, Jean-Luc, dans le Domaine d’Aglan à Bona. Mardi 12 avril, la grêle s’est invitée dans certaines de ses parcelles situées sur la commune du centre nivernais. «Les pieds de colza sont cassés et les tiges blessées, pas tous les colzas, mais au moins 50% d’entre eux» précise-t-il. Une mauvaise nouvelle alors que cette culture est en plein floraison et que c’est en avril que se prépare la future récolte. Ses voisins, Mme et M. Soury, sont aussi dépités : «par endroits, la grêle a imprimé des cercles de dix mètres dans les champs» indiquent-il. Image à l’appui, les agriculteurs de Bona ne forcent pas le trait pour décrire toute la violence et la puissance du phénomène : «le sol était tout blanc. On aurait dit de la neige» ! relate Mme Soury. Un autre voisin, M. Vernillat, recense les mêmes dégâts sur ses cultures. Tous se seraient bien passés de cet épisode climatique qui ne fait pas oublier les autres difficultés du moment.
La vigne aussi !
Mardi soir dernier et mercredi, ces phénomènes météo se sont renouvelés à plusieurs reprises dans le département, sur des petites surfaces. Étienne Gauthier cite des épiphénomènes aussi violents plus au nord de la Nièvre, du côté de Bouhy. Un éleveur de Cessy-les-Bois aurait également eu à déplorer la mort de plusieurs de ses vaches, qui auraient été foudroyées sur place, sans qu’il ne soit possible aujourd’hui de vérifier cette information. Dans le val ligérien, ce sont les viticulteurs qui affichent aussi une mine des mauvais jours. Certains d’entre eux ont aussi constaté des traces d’impacts de grêle sur leurs vignes. Trop tôt pour dire quelles en seront les conséquences en terme de volumes et de qualité sur les vendanges de l’année...
Risque de maladies ?
A Bona, où l’on attend l’expert des assurances la semaine prochaine, Étienne Gauthier explique que ces aléas sont relativement rares «mais cela nous est déjà arrivé. Cela pèse sur le moral car c’est le travail et les efforts de toute une saison qui risquent d’être anéantis !» Lundi dernier, il avait comptabilisé plus de 115 mm de pluie en l’espace d’une semaine, alors que les cultures, à cette époque, ont «besoin de sec et de soleil». Le polyculteur-éleveur explique que le risque, maintenant, «c’est qu’il y ait une propagation des maladies. Jusqu’à maintenant, les colzas étaient très sains, au point d’éviter un fongicide cette année, mais nous allons devoir rester très vigilants à un moment sensible. Et puis nous risquons en plus un problème de verse au mois de juin... C’est trop tard pour traiter maintenant, les jeux sont faits ! Le seul avantage, c’est qu’avec toute cette humidité, au moins, il y a de l’herbe dans les champs». Et les conséquences sur l’année ? «On sait que les colzas peuvent repartir mais ce serait mentir de dire si tout est foutu ou tout va aller. Cela dépendra de la météo de ces prochaines semaines» explique Étienne Gauthier, fataliste.
La vigne aussi !
Mardi soir dernier et mercredi, ces phénomènes météo se sont renouvelés à plusieurs reprises dans le département, sur des petites surfaces. Étienne Gauthier cite des épiphénomènes aussi violents plus au nord de la Nièvre, du côté de Bouhy. Un éleveur de Cessy-les-Bois aurait également eu à déplorer la mort de plusieurs de ses vaches, qui auraient été foudroyées sur place, sans qu’il ne soit possible aujourd’hui de vérifier cette information. Dans le val ligérien, ce sont les viticulteurs qui affichent aussi une mine des mauvais jours. Certains d’entre eux ont aussi constaté des traces d’impacts de grêle sur leurs vignes. Trop tôt pour dire quelles en seront les conséquences en terme de volumes et de qualité sur les vendanges de l’année...
Risque de maladies ?
A Bona, où l’on attend l’expert des assurances la semaine prochaine, Étienne Gauthier explique que ces aléas sont relativement rares «mais cela nous est déjà arrivé. Cela pèse sur le moral car c’est le travail et les efforts de toute une saison qui risquent d’être anéantis !» Lundi dernier, il avait comptabilisé plus de 115 mm de pluie en l’espace d’une semaine, alors que les cultures, à cette époque, ont «besoin de sec et de soleil». Le polyculteur-éleveur explique que le risque, maintenant, «c’est qu’il y ait une propagation des maladies. Jusqu’à maintenant, les colzas étaient très sains, au point d’éviter un fongicide cette année, mais nous allons devoir rester très vigilants à un moment sensible. Et puis nous risquons en plus un problème de verse au mois de juin... C’est trop tard pour traiter maintenant, les jeux sont faits ! Le seul avantage, c’est qu’avec toute cette humidité, au moins, il y a de l’herbe dans les champs». Et les conséquences sur l’année ? «On sait que les colzas peuvent repartir mais ce serait mentir de dire si tout est foutu ou tout va aller. Cela dépendra de la météo de ces prochaines semaines» explique Étienne Gauthier, fataliste.