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Chambre d’agriculture

35 personnes à la journée technique colza

Les CETA et GDA de la Nièvre, en partenariat avec la Chambre d’agriculture, ont invité, le vendredi 1er avril, Terres Inovia pour faire le point sur la campagne. C’était l’occasion de dresser le constat des attaques de charançons du bourgeon terminal et de larves de grosses altises dans le département, ainsi que de rappeler les leviers d’action pour la prochaine campagne...
Par Équipe Grandes cultures de la Chambre d’agriculture
35 personnes à la journée technique colza
35 personnes ont assisté le 1er avril à la visite bout de champ «  colza  ».
Le vendredi 1er avril, les CETA et GDA de la Nièvre en partenariat avec la Chambre d fAgriculture ont invité Terres Inovia pour leur habituelle visite «bout de champ». Cette année est un peu particulière car marquée par une pression assez soutenue des larves de charançons du bourgeon terminal et de grosses altises.

Des dégâts visibles dans beaucoup de secteurs
Sortie hiver, nous croyons la Nièvre épargnée par les pressions d’insectes observées dans les départements voisins, mais il a fallu attendre début février et le retard de reprise de végétation de certaines parcelles pour se rendre à l’évidence. 3 secteurs sont très touchés : le nord du département (lié à la proximité de l’Yonne, très touchée par les insectes), le sud et l’Ouest du département (influence du Cher notamment sur les dégâts de charançons du bourgeon terminal). La distinction des larves est relativement simple  : les larves de charançon du bourgeon terminal ressemblent à des asticots blanc alors que celles de la grosses altise sont plus fines  et ont la tête noire. Des retournements de parcelles ont d’ailleurs été réalisés dans quelques parcelles dans le nord du département.

Des raisons multiples
Plusieurs raisons expliquent ces dégâts. D’une part, la présence des insectes a été importante à l’automne. Pour rappel, le vol de charançon du bourgeon terminal a duré plus d’un mois  ! Le climat très doux de l’automne 2015 a permis une forte croissance des colzas, si bien que beaucoup ont marqué une faim d’azote en fin d’hiver, ce qui a pénalisé la reprise de végétation, fragilisant un peu plus des pieds attaqués. C’est dans les sols les plus superficiels que ce phénomène est le plus visible, d’autant plus que les colzas étaient peu développés lors de l’arrivée des insectes. Dans les sols profonds ou avec apport de matière organique, l’impact des insectes est modéré. Enfin, la présence de charançons du bourgeon terminal ou de grosses altises résistants aux insecticides a été relevée à des niveaux parfois élevés.

Viser une forte biomasse à l’automne
Dans un contexte où les insecticides montrent une efficacité relative, il convient de permettre au colza de bien se défendre face à la présence d’un insecte. Dans cette optique, tout devra être mis en œuvre pour assurer une levée rapide des pieds et viser une biomasse minimale à l’automne de 1500g/m² et ainsi espérer que le colza soit suffisamment développé pour limiter la progression des insectes dans les pétioles ou les tiges. Voici quelques exemples de leviers pour favoriser la biomasse  :
Avancer la date de semis. Soyez opportunistes et surveiller les fenêtres climatiques pour semer vos colzas avant une pluie. Attention, si cette technique est intéressante pour atténuer l’effet des insectes, l’avance de la date de semis peut se révéler négative dans la gestion des adventices notamment du géranium en sol superficiel  ! Apporter de la matière organique avant l’implantation. Localiser de l’engrais dans la ligne de semis. Associer vos colzas avec des plantes compagnes pour favoriser l’enracinement et avoir un effet leurre. Des communications à venir feront le point plus en détail de ces différentes techniques.