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Fourrages

Un maïs qui dépanne

Plusieurs Côte-d'oriens ont décidé d'ensiler des champs initialement dédiés au maïs grain, pour en faire profiter le monde de l'élevage. Exemple dans le val de Saône.

Par AG
Un maïs qui dépanne
Cyril Fleury, rencontré le 25 août, semait sa première parcelle de colza. Mais notre discussion s'est portée sur un tout autre sujet : la vente de 19 ha de maïs à des éleveurs de l'Auxois.

D'un côté, un maïs grain qui n'allait pas donner grand-chose et de l'autre, des éleveurs qui étaient dans le besoin : Cyril Fleury, en Gaec avec son frère Sylvain à Labergement-lès-Seurre, n'a pas mis longtemps à accepter la requête de ses confrères. Dix-neuf de ses 75 ha de maïs ont été ensilés le 6 août pour rejoindre plusieurs élevages, notamment à Thoisy-le-Désert. « Ces champs étaient situés sur des terres blanches, qui n'ont jamais cessé de décrocher avec le manque d'eau et surtout, les canicules. Seulement un pied sur deux ou trois avait des épis et quand il y en avait, il manquait beaucoup de grains. Un expert avait estimé le rendement à 20 q/ha », retrace Cyril Fleury. Celui-ci avait été contacté par des connaissances : « à l'époque, j'avais réalisé mon stage d'installation à Thoisy, je connais pas mal de monde dans ce village à côté de Pouilly-en-Aux...

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