S’équiper d’un modèle électrique d’occasion
L'achat d’un véhicule utilitaire électrique pour une utilisation dans une exploitation agricole présente de réels avantages, surtout s’il est acquis d’occasion à un bon prix.
Le choix d’un véhicule utilitaire électrique d’occasion peut s’avérer pertinent dans une exploitation agricole. Que ce soit pour la surveillance des cultures, des animaux, l’approvisionnement en intrants, en aliments, ou la livraison de la production, les agriculteurs parcourent rarement plus de 100 km par jour. L’autonomie plus limitée des véhicules électriques – 170 à 200 km pour les modèles avec les plus petites batteries avec une conduite optimisée 90 à 120 km avec une conduite plus sportive – reste tout à fait compatible avec la majorité des usages en agriculture.
Une décote plus rapide
Plus cher de 35 à 50 % à l’achat neuf, le véhicule électrique décote 20 à 25 % plus vite qu’un équivalent en diesel, constate-t-on sur les sites de ventes de voitures en ligne. Au bout de trois ans, la différence de prix entre le diesel et l’électrique n’est plus que de l’ordre de 10 à 15 %.
Un coût d’usage réduit
De plus, le coût d’utilisation ne se limite pas au prix d’achat. Le prix de l’énergie et les coûts d’entretien interviennent aussi dans l’équation. Sur le plan de l’énergie, lorsque la recharge des batteries est réalisée à la ferme, l’électricité reste imbattable face au gasoil et justifie un retour sur investissement rapide.
Côté entretien, l'électrique présente l’intérêt de dispenser des onéreux coûts d’entretien rencontrés avec les moteurs thermiques, comme les vidanges, les changements de filtres ou de la distribution. Il génère moins de vibrations et donc moins d’usure sur les pièces mécaniques.
Vigilance sur la batterie
La grosse charge financière reste la batterie. La majorité des constructeurs garantit la batterie sur une durée de 8 ans ou 160 000 km. Sa durée de vie est donnée pour 1 000 à 2 000 cycles de charge complet. Elle doit être remplacée lorsque l’autonomie se réduit de 20 à 30 %, quand le temps de charge devient anormalement long ou compliqué, ou quand les performances sont manifestement à la baisse.
Son remplacement représente un coût important. En effet, la batterie constitue aujourd’hui 30 à 40 % du coût d’un véhicule neuf, mais les prix continuent de décroître avec la démocratisation de cette technologie : le prix au kWh a été divisé par 12 en 15 ans.
Pour se rassurer lors de l’acquisition d’un véhicule électrique, vous pouvez demander le SOH, c’est-à-dire l’état de santé de la batterie. Réalisé par les concessionnaires ou les professionnels des véhicules électriques, ce SOH, exprimé en pourcentage (100 % sur un véhicule neuf), ne doit pas descendre en-deçà de 70-75 %, seuil pour lequel le changement de batterie devient nécessaire.
Où trouver de bonnes occasions en électrique ?
Outre les concessionnaires automobiles et les sites de vente automobile en ligne classiques (La Centrale, Leboncoin), les sites d’enchères peuvent contenir un certain nombre d’annonces intéressantes. Certaines administrations territoriales et grosses entreprises comme les sociétés d’autoroute y mettent en vente leurs véhicules lors du renouvellement de leur parc automobile. Par exemple, le site encheres-domaine.gouv.fr recense les véhicules issus des administrations publiques.