« Pour être maire, il faut aimer les gens »
Maire passionné depuis 31 ans et nouvellement président par intérim de l’Association des maires ruraux de France (AMRF), Jean-Paul Carteret porte un regard engagé sur l’état des communes rurales à l’approche des municipales.
Comment se portent aujourd’hui les communes rurales ? Jean-Paul Carteret : « Les communes rurales vivent, mais elles sont fragilisées. Ce qui me préoccupe le plus, c’est le vieillissement de la population. Dans ma commune, pour la première fois depuis 25 ans, nous n’avons enregistré aucune naissance cette année, cela en dit beaucoup. C’est navrant, car sans enfants, sans école, un territoire s’étiole. Par ailleurs, nous subissons depuis des années la métropolisation et la concentration des services dans les villes moyennes. Entre deux centralités, il peut y avoir 80 ou 100 kilomètres. Si l’on veut que des familles s’installent, il faut absolument que le territoire bénéficie de services : école, santé, commerces. L’école reste le levier principal de l’aménagement et de l'attractivité du territoire ». Fait-on face à une crise de l’engagement pour ces municipales ?
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