reproducteurs charolais
Objectif valorisation
Une jeune éleveuse explique ses motivations à présenter des animaux chaque année dans des stations d’évaluation, dont celle de Créancey.
Avec 120 vêlages annuels, 315 hectares dont 130 en cultures à s’occuper à Vandenesse-en-Auxois, l’agenda quotidien de Lucie Poillot est particulièrement bien chargé. Demain samedi, cette jeune agricultrice de 33 ans sera bel et bien au concours charolais de l’Auxois-Sud mais pas en tant qu’exposante : «Je serai bénévole pour le comice agricole et pour les JA comme tous les ans. Je n’amènerai pas d’animaux par faute de temps». Ses participations à de tels concours sont effectivement très rares : «le jour J, je peux bien entendu me libérer et être présente, comme cela sera le cas demain. Mais présenter des animaux impliquerait une préparation en amont trop importante, avec trop de journées à y consacrer par rapport à ce que j’ai à faire à côté. Soigner les animaux et leur apprendre à marcher est très gourmand en temps». Participer à des concours a également un coût : «en plus, la dernière récolte de maïs ensilage, effectuée le 20 août, s’est terminée sur une baisse de 40%. Une année comme celle-ci nécessiterait d’acheter bien des aliments pour soigner les bêtes».
Belle réussite en 2014
Tenant compte de ces problématiques, Lucie Poillot a pris l’habitude d’orienter plusieurs de ses animaux vers les centres d’élevage et l’Union Charolais Croissance (UCC). L’an passé avait été un très bon millésime pour la Côte d’orienne qui avait vendu 6 300 euros son bovin présenté au GIE et 4 200 euros un autre animal proposé à Jalogny. «Faire appel à ces outils de travail à proximité de chez nous est une manière de valoriser notre génétique sans trop de perturbations dans l’organisation du travail. Mon père privilégiait déjà cette option lorsqu’il était en activité. L’an passé avait été exceptionnel : de tels résultats motivent beaucoup même si je sais que ce ne sera pas tous les ans ainsi» indique Lucie Poillot. Cinq de ses bovins sont aujourd’hui placés dans les différents centres : quatre sont actuellement à Créancey (un pour le GIE et trois pour l’UCC), le dernier veau étant à Jalogny. L’éleveuse présente d’ailleurs des animaux en Saône-et-Loire depuis trois ans : «des voisins y allaient et j’ai voulu faire pareil. Les attentes des acheteurs différent quelque peu selon les sites, cela me permet donc de me diversifier».
Passage du jury
Si ses animaux actuellement au GIE de Créancey et à Jalogny sont encore ses propriétés, les trois bovins de l’UCC ne le sont plus. «Ils sont déjà vendus et je toucherai un certain pourcentage s’ils trouvent preneur le jour de la vente. Au GIE, je paie une pension et une assurance jusqu’à la vente aux enchères» explique Lucie Poillot. Bien entendu, les éleveurs ne choisissent pas le nombre d’animaux qu’ils placent en station : «il faut bien évidemment avoir les bons veaux à mettre en face des attentes du jury. De bonnes conformations et de bons index sont systématiquement recherchés». Le dispositif de l’Union Charolais Croissance est différents des traditionnelles stations d’évaluation : «l’UCC réalise elle-même des accouplements raisonnés l’hiver précédent la sélection des veaux. Les vaches sont inséminées et les veaux qui naissent sont examinés durant l’été pour être éventuellement retenus si leurs caractéristiques répondent aux attentes du jury».
Belle réussite en 2014
Tenant compte de ces problématiques, Lucie Poillot a pris l’habitude d’orienter plusieurs de ses animaux vers les centres d’élevage et l’Union Charolais Croissance (UCC). L’an passé avait été un très bon millésime pour la Côte d’orienne qui avait vendu 6 300 euros son bovin présenté au GIE et 4 200 euros un autre animal proposé à Jalogny. «Faire appel à ces outils de travail à proximité de chez nous est une manière de valoriser notre génétique sans trop de perturbations dans l’organisation du travail. Mon père privilégiait déjà cette option lorsqu’il était en activité. L’an passé avait été exceptionnel : de tels résultats motivent beaucoup même si je sais que ce ne sera pas tous les ans ainsi» indique Lucie Poillot. Cinq de ses bovins sont aujourd’hui placés dans les différents centres : quatre sont actuellement à Créancey (un pour le GIE et trois pour l’UCC), le dernier veau étant à Jalogny. L’éleveuse présente d’ailleurs des animaux en Saône-et-Loire depuis trois ans : «des voisins y allaient et j’ai voulu faire pareil. Les attentes des acheteurs différent quelque peu selon les sites, cela me permet donc de me diversifier».
Passage du jury
Si ses animaux actuellement au GIE de Créancey et à Jalogny sont encore ses propriétés, les trois bovins de l’UCC ne le sont plus. «Ils sont déjà vendus et je toucherai un certain pourcentage s’ils trouvent preneur le jour de la vente. Au GIE, je paie une pension et une assurance jusqu’à la vente aux enchères» explique Lucie Poillot. Bien entendu, les éleveurs ne choisissent pas le nombre d’animaux qu’ils placent en station : «il faut bien évidemment avoir les bons veaux à mettre en face des attentes du jury. De bonnes conformations et de bons index sont systématiquement recherchés». Le dispositif de l’Union Charolais Croissance est différents des traditionnelles stations d’évaluation : «l’UCC réalise elle-même des accouplements raisonnés l’hiver précédent la sélection des veaux. Les vaches sont inséminées et les veaux qui naissent sont examinés durant l’été pour être éventuellement retenus si leurs caractéristiques répondent aux attentes du jury».