échophyto
Mieux utiliser les produits phytosanitaires et les techniques alternatives
Comment traiter mieux et moins ? Quelques pistes de réflexions pour illustrer les possibilités du quotidien.
Comment faire pour traiter moins et mieux ? C’est la question à laquelle ont essayé de répondre des agriculteurs lors d’une journée organisée dans le cadre des Innov’Action 2017, au lycée agricole de Chambray, à Gouville dans l’Eure. «Le réglage du pulvérisateur représente une piste. Son contrôle obligatoire depuis 2009 permet déjà de traiter plus efficacement. Toutefois, il est nécessaire de vérifier tous les ans les données enregistrées dans le boîtier, d’étalonner le capteur de vitesse et le débitmètre et enfin, de surveiller l’usure des buses. Ensuite, il faut intervenir en condition optimale, c’est-à-dire un vent ne dépassant pas les 19 kilomètres heure, une hygrométrie autour de 30-35 %, une température comprise entre 5-6 et 20 °C et enfin, traiter entre 10 et 17 heures. Pour un traitement raisonné, cinq points sont à prendre en considération», observe Olivier Mauduis des Cuma de Basse-Normandie. Au préalable, il est important de faire un tour de plaine, de déterminer alors le volume par hectare, de raisonner le type de produit utilisé, de travailler en dessous des doses homologuées et enfin de fractionner ses apports
Bas niveau d’intrants
Le lycée agricole de Chambray (polyculture élevage - 110 hectares de cultures en agriculture de précision à bas niveau d’intrants) expérimente depuis 15 ans un système à bas niveau d’intrants combinant agriculture intégrée et agriculture de précision. L’objectif est de créer un système performant sur la partie économique et environnementale grâce à plusieurs leviers. Tout d’abord, en adaptant la rotation (blé-féverole-colza-blé-orge d’hiver-maïs grain) et les cultures, afin de limiter les charges opérationnelles tout en maximisant la marge de l’exploitation, et ce, en décalant la date de semis mais également en optimisant les apports en fonction du type de sol et en utilisant de nouvelles technologies (drone, GPS, cartographie, N tester).
Didier Duédal, polyculteur-éleveur sur un bassin d’alimentation de captage, est également venu témoigner de son expérience. «Je suis sensibilisé à la pollution de l’eau en raison de la localisation de ma ferme», explique-t-il. L’agriculteur conduit ses cultures en itinéraire intégré et sa ferme fait partie du réseau Dephy depuis 2011. Aujourd’hui son IFT total est inférieur de 75 à 80 % par rapport aux références régionales, tout en ayant préservé les revenus de son exploitation.
Réfléchir son système
«Depuis plusieurs années, j’ai intégré un groupe d’agriculteurs qui cherche à réduire les traitements phytosanitaires. À mon sens, la clé est de raisonner ‘système’et ‘marge’. En d’autres termes, j’accepte le risque d’une perte marginale (attaque de ravageurs, présence d’adventices...) et je ne traite qu’en cas de nécessité. Même si cela peut entraîner un manque à gagner, il est compensé par les économies réalisées par le non achat de produits. Statistiquement, on chute une année sur 10». L’intégration de prairies dans ses rotations est un atout pour l’exploitant dans sa gestion économe en intrants. En effet, la prairie vient épuiser le pouvoir germinatif des mauvaises herbes. Il alterne également semis d’hiver et de printemps pour casser le rythme de végétation des adventices. Il prévoit par ailleurs une stratégie d’évitement ou d’atténuation des risques par des pratiques de prévention : choix et mélanges de variétés, décalage de date de semis, abaissement de la densité de semis, décalage des apports d’azote... enfin, la chimie n’est envisagée qu’en fonction de l’historique de la parcelle.
Bas niveau d’intrants
Le lycée agricole de Chambray (polyculture élevage - 110 hectares de cultures en agriculture de précision à bas niveau d’intrants) expérimente depuis 15 ans un système à bas niveau d’intrants combinant agriculture intégrée et agriculture de précision. L’objectif est de créer un système performant sur la partie économique et environnementale grâce à plusieurs leviers. Tout d’abord, en adaptant la rotation (blé-féverole-colza-blé-orge d’hiver-maïs grain) et les cultures, afin de limiter les charges opérationnelles tout en maximisant la marge de l’exploitation, et ce, en décalant la date de semis mais également en optimisant les apports en fonction du type de sol et en utilisant de nouvelles technologies (drone, GPS, cartographie, N tester).
Didier Duédal, polyculteur-éleveur sur un bassin d’alimentation de captage, est également venu témoigner de son expérience. «Je suis sensibilisé à la pollution de l’eau en raison de la localisation de ma ferme», explique-t-il. L’agriculteur conduit ses cultures en itinéraire intégré et sa ferme fait partie du réseau Dephy depuis 2011. Aujourd’hui son IFT total est inférieur de 75 à 80 % par rapport aux références régionales, tout en ayant préservé les revenus de son exploitation.
Réfléchir son système
«Depuis plusieurs années, j’ai intégré un groupe d’agriculteurs qui cherche à réduire les traitements phytosanitaires. À mon sens, la clé est de raisonner ‘système’et ‘marge’. En d’autres termes, j’accepte le risque d’une perte marginale (attaque de ravageurs, présence d’adventices...) et je ne traite qu’en cas de nécessité. Même si cela peut entraîner un manque à gagner, il est compensé par les économies réalisées par le non achat de produits. Statistiquement, on chute une année sur 10». L’intégration de prairies dans ses rotations est un atout pour l’exploitant dans sa gestion économe en intrants. En effet, la prairie vient épuiser le pouvoir germinatif des mauvaises herbes. Il alterne également semis d’hiver et de printemps pour casser le rythme de végétation des adventices. Il prévoit par ailleurs une stratégie d’évitement ou d’atténuation des risques par des pratiques de prévention : choix et mélanges de variétés, décalage de date de semis, abaissement de la densité de semis, décalage des apports d’azote... enfin, la chimie n’est envisagée qu’en fonction de l’historique de la parcelle.