Inondations
Le préfet apporte des précisions
Le préfet souhaite réagir à plusieurs informations et réflexions figurant dans l’article paru le 15 mai sur les inondations du week-end du 1er mai 2015.
Sur le système d’alerte et la possibilité de joindre la préfecture
Il convient d’abord de rappeler le fonctionnement des systèmes d’alerte en cas d’inondations. Il existe d’une part ce que l’on appelle des «tronçons surveillés»: des stations de mesures sont gérées et analysées par le Service de prévision des crues (SPC), qui est un service de l’Etat. Ces données sont analysées et confrontées aux modèles hydrologiques pour fournir des prévisions. Toutefois, tous les cours d’eau du département ne sont pas surveillés par le service de prévision des crues. Certains ont des comportements trop aléatoires pour le rendre possible. Ce dispositif très lourd existe en Côte d’Or sur l’Ouche, l’Ognon et sur la Saône. Ce sont sur ces cours d’eau surveillés que l’on constate des vigilances «jaune» ou «orange» relayées par Météo France.
Lorsque les cours d’eau ne sont pas surveillés, il existe d’autres outils dont le développement repose sur les syndicats de gestion des cours d’eau. Par exemple, le Sirtava a développé sur la Brenne un système d’alerte SMS qui permet aux maires de prendre les dispositions nécessaires en cas d’atteinte d’une certaine hauteur d’eau (information des riverains, mise en œuvre de leurs plans communaux de sauvegarde si nécessaire). Ce système a donné satisfaction lorsqu’il a été utilisé en novembre 2014 puis lors des crues du 1er mai. Il devrait exister prochainement sur l’Armançon : une station de mesure installée au pied du lac de Pont et le Sirtava prévoit de l’utiliser pour développer un système d’alerte similaire à celui qui fonctionne sur la Brenne. Ce projet figure dans le programme d’actions et de prévention des inondations du Sirtava. Des financements de l’Etat sont mis en œuvre pour ce programme d’actions. Par ailleurs, il est important de rappeler que le site internet Vigicrues est accessible à tous et permet de suivre l’évolution des débits sur tous les cours d’eau disposant de stations de mesures, y compris ceux qui ne sont pas surveillés par le Service de prévision des crues.
Enfin, il convient de souligner que la préfecture est joignable 24 heures sur 24 et 7 jours sur
7 via le standard de la préfecture de Côte d’Or dont le numéro est rappelé régulièrement à tous les maires. Un membre du corps préfectoral est d’astreinte en permanence, de même que les services de la DDT et de la Dreal, qui l’aident le cas échéant à évaluer les risques notamment en matière d’inondations. C’est donc la préfecture qu’il faut joindre en pareil cas et il y aura toujours quelqu’un pour répondre aux interrogations.
Sur le barrage de Pont et Massène
Le barrage de Pont fait actuellement l’objet de travaux de renforcement. Ces travaux doivent être achevés fin 2015. Toutefois, les crues constatées le week-end du 1er mai n’ont aucun lien avec le barrage. En raison des travaux sur l’ouvrage, le plan d’eau a été intégralement vidangé. Depuis début mai, l’Armançon s’écoule naturellement dans son lit d’orgine. Pendant cette période, le barrage est totalement transparent par rapport à l’écoulement en eau. De la même manière, en fonctionnement normal, il est à préciser que ce barrage n’est pas fait pour réguler les débits d’eau en crue : il est conçu de telle manière que la quantité d’eau qui en sort en crue est égale à la quantité d’eau qui y entre. De ce fait, il est normal qu’en cas de précipitations abondantes le débit à la sortie du barrage soit mécaniquement plus important. Les sirènes qui sont installées dans les communes en aval de l’ouvrage n’ont pas pour but de prévenir des inondations mais d’un risque de rupture du barrage qui provoquerait la submersion des communes environnantes en un laps de temps d’1h30. En cas de rupture du barrage, l’alerte doit être immédiate et retentir de telle sorte à être entendue par tous, de jour comme de nuit. Seul un dispositif de sirène peut remplir ces conditions. L’envoi d’un SMS est trop aléatoire. Même si un tel dispositif est coûteux et que le risque est par nature imprévisible, un tel système d’alerte est indispensable au vu des conséquences humaines que pourrait avoir la rupture du barrage.
Concernant l’entretien des rivières
Il est déterminant pour l’avenir que l’entretien des rivières soit bien pris en compte par les propriétaires d’ouvrage, d’autant que la grande majorité des travaux relèvent de l’entretien courant et peut être fait sans l’autorisation de l’État. La plaquette «prévenir les inondations» dont les élus ont été destinataires en 2014 rappelle notamment les obligations afférentes en précisant que les collectivités (communes, syndicats de rivière...) peuvent se substituer au propriétaire défaillant.
Cette démarche de clarification se poursuit actuellement avec une cartographie distinguant les cours d’eau et les fossés et permettant à chaque propriétaire de connaître directement la réglementation applicable au droit de sa parcelle.
Il convient d’abord de rappeler le fonctionnement des systèmes d’alerte en cas d’inondations. Il existe d’une part ce que l’on appelle des «tronçons surveillés»: des stations de mesures sont gérées et analysées par le Service de prévision des crues (SPC), qui est un service de l’Etat. Ces données sont analysées et confrontées aux modèles hydrologiques pour fournir des prévisions. Toutefois, tous les cours d’eau du département ne sont pas surveillés par le service de prévision des crues. Certains ont des comportements trop aléatoires pour le rendre possible. Ce dispositif très lourd existe en Côte d’Or sur l’Ouche, l’Ognon et sur la Saône. Ce sont sur ces cours d’eau surveillés que l’on constate des vigilances «jaune» ou «orange» relayées par Météo France.
Lorsque les cours d’eau ne sont pas surveillés, il existe d’autres outils dont le développement repose sur les syndicats de gestion des cours d’eau. Par exemple, le Sirtava a développé sur la Brenne un système d’alerte SMS qui permet aux maires de prendre les dispositions nécessaires en cas d’atteinte d’une certaine hauteur d’eau (information des riverains, mise en œuvre de leurs plans communaux de sauvegarde si nécessaire). Ce système a donné satisfaction lorsqu’il a été utilisé en novembre 2014 puis lors des crues du 1er mai. Il devrait exister prochainement sur l’Armançon : une station de mesure installée au pied du lac de Pont et le Sirtava prévoit de l’utiliser pour développer un système d’alerte similaire à celui qui fonctionne sur la Brenne. Ce projet figure dans le programme d’actions et de prévention des inondations du Sirtava. Des financements de l’Etat sont mis en œuvre pour ce programme d’actions. Par ailleurs, il est important de rappeler que le site internet Vigicrues est accessible à tous et permet de suivre l’évolution des débits sur tous les cours d’eau disposant de stations de mesures, y compris ceux qui ne sont pas surveillés par le Service de prévision des crues.
Enfin, il convient de souligner que la préfecture est joignable 24 heures sur 24 et 7 jours sur
7 via le standard de la préfecture de Côte d’Or dont le numéro est rappelé régulièrement à tous les maires. Un membre du corps préfectoral est d’astreinte en permanence, de même que les services de la DDT et de la Dreal, qui l’aident le cas échéant à évaluer les risques notamment en matière d’inondations. C’est donc la préfecture qu’il faut joindre en pareil cas et il y aura toujours quelqu’un pour répondre aux interrogations.
Sur le barrage de Pont et Massène
Le barrage de Pont fait actuellement l’objet de travaux de renforcement. Ces travaux doivent être achevés fin 2015. Toutefois, les crues constatées le week-end du 1er mai n’ont aucun lien avec le barrage. En raison des travaux sur l’ouvrage, le plan d’eau a été intégralement vidangé. Depuis début mai, l’Armançon s’écoule naturellement dans son lit d’orgine. Pendant cette période, le barrage est totalement transparent par rapport à l’écoulement en eau. De la même manière, en fonctionnement normal, il est à préciser que ce barrage n’est pas fait pour réguler les débits d’eau en crue : il est conçu de telle manière que la quantité d’eau qui en sort en crue est égale à la quantité d’eau qui y entre. De ce fait, il est normal qu’en cas de précipitations abondantes le débit à la sortie du barrage soit mécaniquement plus important. Les sirènes qui sont installées dans les communes en aval de l’ouvrage n’ont pas pour but de prévenir des inondations mais d’un risque de rupture du barrage qui provoquerait la submersion des communes environnantes en un laps de temps d’1h30. En cas de rupture du barrage, l’alerte doit être immédiate et retentir de telle sorte à être entendue par tous, de jour comme de nuit. Seul un dispositif de sirène peut remplir ces conditions. L’envoi d’un SMS est trop aléatoire. Même si un tel dispositif est coûteux et que le risque est par nature imprévisible, un tel système d’alerte est indispensable au vu des conséquences humaines que pourrait avoir la rupture du barrage.
Concernant l’entretien des rivières
Il est déterminant pour l’avenir que l’entretien des rivières soit bien pris en compte par les propriétaires d’ouvrage, d’autant que la grande majorité des travaux relèvent de l’entretien courant et peut être fait sans l’autorisation de l’État. La plaquette «prévenir les inondations» dont les élus ont été destinataires en 2014 rappelle notamment les obligations afférentes en précisant que les collectivités (communes, syndicats de rivière...) peuvent se substituer au propriétaire défaillant.
Cette démarche de clarification se poursuit actuellement avec une cartographie distinguant les cours d’eau et les fossés et permettant à chaque propriétaire de connaître directement la réglementation applicable au droit de sa parcelle.