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Pastoralisme

En Isère, un célèbre alpage face au défi de la cohabitation

Au cœur du massif de Belledonne (Isère), l’alpage du refuge de la Pra devient chaque été un territoire partagé : celui d’un troupeau de 1 100 têtes, des chiens qui les protègent et des randonneurs qui sillonnent ces hauteurs. Face au retour du loup et à une montagne toujours plus fréquentée, bergers, éleveurs et collectivités cherchent le fragile équilibre d’une cohabitation devenue incontournable.

Par Léa Rochon
En Isère, un célèbre alpage face au défi de la cohabitation
Chaque été, un troupeau de 1 100 têtes partage les hauteurs de Belledonne avec les randonneurs. Un équilibre fragile et d’autant plus complexe à préserver face à une forte prédation lupine.

Sur les hauteurs de l’alpage de la Pra, en Isère, le premier à accueillir les randonneurs n’est ni le berger, ni le gardien du refuge. C’est un patou. Lentement, le grand chien blanc s’éloigne du troupeau, gagne le sentier et s’arrête à quelques mètres des marcheurs. Il les observe, jauge leurs intentions, puis opère un demi-tour. Le contrôle est terminé. Pour beaucoup de promeneurs, cette approche impressionne. Elle illustre pourtant simplement le travail quotidien de Guillaume Mondon, berger, et de ses chiens de protection : surveiller le troupeau et prévenir toute présence inhabituelle. Protéger les troupeaux, accueillir les visiteurs Cet été, le berger veille sur un troupeau emblématique du secteur : celui de Cédric Canovas et Angélique Bouvier, éleveurs de 1 000 brebis et d’un peu plus de 90 chèvres. Les animaux évoluent sur un vaste territoire, perché entre 1 600 et 2 500 mètres d’altitude, à cheval sur les communes de Revel et de C...

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