Accès au contenu
Solidarité

Deux outils pour combattre la précarité alimentaire

Sur le territoire de la Communauté de communes Auxonne-Pontailler-Val de Saône, en Côte-d'Or, deux projets se concrétisent dans le cadre du programme Mutualisons les initiatives entre agriculteurs et mangeurs (Miam). Entre glanages et chèques alimentaires durables, le monde agricole et le secteur associatif tentent de lutter contre la précarité alimentaire.

Par Berty Robert
Deux outils pour combattre la précarité alimentaire
Le bilan des glanages solidaires et le projet de chèques alimentaires durables étaient présentés fin janvier à Auxonne.

Des glanages solidaires d'un côté, une expérimentation de chèques alimentaires durables de l'autre : sur la Communauté de communes Auxonne-Pontailler-Val de Saône, en Côte-d'Or, on s'appuie sur le Projet alimentaire territorial (PAT) et le projet Mutualisons les initiatives entre agriculteurs et mangeurs (Miam) pour faire émerger des solutions pour lutter contre la précarité alimentaire, en créant des synergies entre producteurs agricoles locaux et acteurs du secteur associatif solidaire. Plusieurs structures sont concernées (Entraide cantonale à Pontailler-sur-Saône, le Pt'it coup de pouce à Auxonne, les Restos du Cœur, l'association la Hutte du berger, Cueillette solidaire 21, le Secours populaire de Dole, la Banque alimentaire de Bourgogne et Solidarité des producteurs agricoles et des filières alimentaires (Solaal) Bourgogne-Franche-Comté et le Conseil départemental de Côte-d'Or).

Avoir accès à des produits frais

Sur le glanage, Amaëlle Begin-Doisy, coordinatrice régionale de Solaal BFC rappelle dans quel cadre il peut s'opérer : « il s'agit de la récupération, après récolte, de produits végétaux sur sol ou sur pied, non ramassés par le producteur. Cette pratique est possible dès lors qu'elle est acceptée par le propriétaire de la récolte. » Les produits récoltés dans ce cadre sont remis à une association d'aide alimentaire. Le glanage permet aux personnes dans le besoin d'avoir accès à des produits frais et locaux. Solaal BFC est une véritable porte d'entrée pour les professionnels et les particuliers de ce territoire qui souhaiteraient ouvrir leurs terrains à la pratique du glanage. Elle se charge ensuite de relayer l'information aux acteurs du territoire pour qu'ils se mobilisent avec leurs bénévoles afin de réaliser le glanage. Charge à eux de redistribuer les produits récoltés aux bénéficiaires de leurs structures. « En cas de dons très importants, qui surpasseraient les besoins des associations locales, poursuit Amaëlle Begion-Doisy, Solaal se tourne vers la Banque alimentaire qui redistribuera le surplus. » Ces glanages sont encadrés par des conventions. Solaal fait l'attestation de don qui permet au producteur d'obtenir une déduction fiscale. En 2025, ils ont permis de récolter 1 733 kg de produits. « Aujourd'hui, conclut la représentante de Solaal BFC, nous sommes en recherche de parcelles à glaner et de nouveaux partenaires, professionnels ou particuliers. Il faut aussi que nous renforcions les équipes de bénévoles qui vont glaner. »

Des chèques très « locaux »

Les chèques alimentaires durables vont faire l'objet d'une expérimentation sur la communauté de communes, entre le 1er avril et le 31 décembre. Il s'agira de proposer aux bénéficiaires (recrutés par les assistantes sociales du Département) un bonus sous la forme de tickets-restaurant utilisables auprès de partenaires, afin que ces personnes puissent elles-mêmes acheter des produits frais. Dans un premier temps, l'expérimentation devrait concerner une vingtaine de ménages.

Les points de vente et producteurs qui accepteront ces chèques alimentaires durables sont les suivants :

Secteur d'Auxonne :
- Prim'frais
- Boucherie Vautrin
- Les P'tites Baie'tises
-  Radicelles et Cotylédons

Secteur de Pontailler-sur-Saône :
- Clas Primeur
- Boucherie Jo
- la ferme de l'Ormois
- la Ferme des Quintefeuilles

Une liste qui pourra encore évoluer et accueillir de nouveaux partenaires.