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Production laitière

De nouveaux indicateurs à l’étude

La FNPL vient d’organiser deux réunions en Bourgogne-Franche-Comté. Neuf indicateurs caractérisant la situation financière de l’atelier lait ont été présentés.
Par Aurélien Genest
De nouveaux indicateurs à l’étude
Lors de la réunion à Pouilly-en-Auxois.
Alors que la crise perdure, il est indispensable de gagner en efficacité dans le conseil auprès des éleveurs et leur permettre d’optimiser la performance économique des fermes confrontées à une sévère baisse du prix du lait. Cela passe déjà par l’utilisation d’indicateurs technico-économiques efficaces, lisibles et donc mutualisables. La FNPL, à l’initiative de cette réflexion, avec l’aides des organismes techniques et économiques, a identifié neuf indicateurs caractérisant la situation financière de l’exploitation et plus spécifiquement celle de l’atelier lait. Ces indicateurs (voir encadré) mesurent la performance globale de l’exploitation laitière, le niveau de trésorerie, la productivité du travail, la charge de travail, l’endettement et le coût alimentaire.
L’enjeu est de simplifier l’accès à la compréhension des analyses économiques réalisées par les organisme de conseils sur les fermes laitières, grâce à des indicateurs parfaitement identifiés et partagés. Il s’agit de rendre ces études comparables quels que soient les modèles d’exploitations et les territoires étudiés. L’ambition de ce travail est de permettre aux éleveurs d’optimiser la conduite de leur exploitation, en dégageant plus facilement des marges de progrès potentielles. Ce projet « indispensable » pour l’avenir des producteurs laitiers a été présenté le 28 août à École Valentin dans le Doubs puis deux jours plus tard à Pouilly-en-Auxois en Côte-d’Or.
«Il existe aujourd’hui une soixantaine d’indicateurs différents sur toute la France, c’est beaucoup trop»,  indique Nathalie Mairet, administratrice FNPL, «les banques étaient invitées à ces réunions, tout comme les centres de gestion, les cabinets comptables, Conseil Élevage, les Chambres d’agriculture, la FDSEA et les JA. De telles réunions se déroulent dans toutes les régions. Cette réflexion vise l’harmonisation des données pour savoir concrètement à quels niveaux se positionnent les éleveurs. Nous ferons remonter les pistes perfectibles de ces indicateurs lors de réunions à la FNPL. Le but est d’harmoniser tous les chiffres toutes les interprétations. Bref, être plus efficace. Nous étudierons la possibilité d’intégrer le prix de revient à ces indicateurs qui doivent, comme la Loi Sapin nous le permet, entrer dans la fixation du prix du lait à la production. C’est l’enjeu majeur des États généraux de l’alimentation qui commencent ces jours-ci. Les producteurs, à travers la FNPL, entendent peser de tout leur poids afin que cette revendication des plus légitime soit retenue. Il en va de l’avenir des exploitations laitières et de nos territoires».