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Tracteurs

Au régime optimal, ça fait moins mal

Les sessions «banc d’essai moteurs» de la Fédération Cuma Bourgogne ont débuté. Les participants vont pouvoir alléger leur facture de carburant.
Par Aurélien Genest
Au régime optimal, ça fait moins mal
Florent Sauvadet (à droite, aux côtés du conseiller Cuma Fabrice Maitrot) devrait réaliser une économie de deux litres de carburant par heure de travail effectuée.
Ils s’attaquent à leurs coûts de production. Plusieurs exploitants ont testé leurs tracteurs mardi 15 septembre sur le banc d’essai moteurs mis à disposition par la Fédération Cuma, à Chaignay près d’Is-sur-Tille. Parmi les participants : Florent Sauvadet, conseiller grandes cultures à la Chambre d’agriculture qui s’est installé il y a un peu plus d’un an sur une exploitation du village. «J’ai eu écho de ces journées Cuma dans Terres de Bourgogne» relate le Côte d’orien de 40 ans, «je me suis inscrit  dans le but de réduire davantage mes charges, et plus particulièrement celles en lien avec la mécanisation. C’est ma démarche du moment. Cela passe par un tracteur bien réglé, avec une puissance et une consommation bien adaptées». A la recherche de la meilleure plage de régime moteur, Florent Sauvadet s’est vu conseiller de descendre, pour les travaux légers, en dessous de 1600 tr/mn par le conseiller Fabrice Maitrot : «Les courbes que nous obtenons montrent que son tracteur série 6030 de chez John Deere a un rendement dégradé de 1600 et 1900 tr/mn, il est donc plus gourmand sur cette plage de régime. Florent consommera beaucoup moins s’il travaille en dehors de cette plage. Compte tenu qu’il est en semis direct sous couvert et qu’il n’utilise, la plupart du temps, qu’un semoir, je lui conseille de ne pas dépasser cette barre des 1600 tr/mn. S’il doit davantage forcer avec son tracteur, il ne doit pas hésiter à monter à 2000 tr/min. L’économie est estimée à deux litres par heure. Le gain est énorme sur une année entière et encore, son tracteur n’est qu’un 130 chevaux, imaginez si c’était un 260 ! ». Florent Sauvadet, qui tournait d’ordinaire à 1800 tr/min, s’est dit agréablement surpris de tous les conseils apportés puisque ces derniers ne s’arrêtent pas à la seule consommation de carburant (voire encadré fonctionnement et utilités). Deux autres journées de ce type sont d’ores et déjà prévues début novembre à Remilly-sur-Tille et Tart-le-Bas. Le coût de ce diagnostic technique, pris en charge pour moitié par le Conseil départemental et l’Ademe, s’élève à 60 euros, une somme devenant presque «ridicule» au vu des économies réalisées.