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Ventes

À Jalogny, la vente maintenue

En Saône-et-Loire, la station de Jalogny doit composer avec les contraintes sanitaires liées aux maladies vectorielles. Malgré un recrutement perturbé, elle a fait le plein et la vente aux enchères se fera bien à Charolles le 20 février, en ayant notamment recours à la vente en ligne.

Par Marc Labille
À Jalogny, la vente maintenue
La vente du GIE Synergie Charolais Station de Jalogny aura bien lieu le 20 février.

Cette année, la campagne d’évaluation à la station de Jalogny aura une nouvelle fois connu un contexte sanitaire compliqué. Le recrutement des animaux (mi-août puis les 1er et 2 septembre) tombait en pleine crise de DNC. Lorsque les veaux sont entrés en station le 30 septembre, un foyer avait été identifié dans le Rhône et certains départements d’origine des veaux étaient concernés par le zonage sanitaire. « Cinq veaux que nous avions recrutés avant le zonage n’ont pas pu venir et deux exploitations n’ont pas pu être visitées par la commission car elles se trouvaient dans la zone réglementée », confie Didier Giraud, président du GIE Synergie Charolais Station de Jalogny. Malgré cela, la station est parvenue à rentrer 90 veaux atteignant sa pleine capacité. Mi-octobre, la DNC touchait le Jura et l’Ain ce qui plaçait le Clunisois en zone de surveillance (ZR5). Conséquence : « il a fallu vacciner tous les veaux contre la DNC. Ce qui a été fait le 20 novembre », indique Didier Giraud. La station s’est adaptée à la situation en appliquant un protocole sanitaire des plus rigoureux. Le site a été confiné. Les veaux sont tous vaccinés contre la MHE, les FCO-3, 4 et 8, la DNC, fait valoir le président. « Bon an mal an, malgré ces contraintes, confie Didier Giraud, nous sommes toujours parvenus à organiser notre vente. On en verra d’autres avec de nouveau des zones où l’on ne pourra pas recruter ; d’autres où l’on ne pourra pas vendre… Il faudra encore s’adapter ».

Réponse aux incertitudes

La montée en puissance de la vente en ligne est une réponse à ces incertitudes. Grâce à la Sicafome de Moulins-Engilbert, dans la Nièvre, la station de Jalogny donne la possibilité aux acheteurs d’enchérir en ligne depuis 2020. Cette solution entre dans les mœurs des éleveurs et elle est une alternative pour les plus éloignés ou en cas d’empêchement. La Sicafome assure la prestation de vente électronique pour la station saône-et-loirienne depuis bientôt une vingtaine d’années. Le logiciel utilisé a été mis en service début 2020 et testé avec succès par les stations charolaises du Marault (58), de Jalogny, de Créancey (21) ainsi qu’au Gaec Gauthé (58)… La société à l'origine du logiciel qui équipe pour la vente électronique la quasi-totalité des marchés de France est devenue une SAS détenue par 12 de ces marchés. « Nous en sommes désormais maîtres et cette société nous équipe et assure notre maintenance 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Cela nous permet de continuer de développer en commun nos outils », confie Martial Tardivon, directeur de la Sicafome.

Évolution positive

Ce collectif est sur le point de lancer une nouvelle plateforme pour la vente à distance. La vente aux enchères en ligne inclurait un système d’enchères en amont. La vente pourrait ainsi débuter (en ligne) les jours précédant la vente et se poursuivre le jour J. Cette évolution permettra d’élargir l’accès des acheteurs à la vente. Elle devrait être opérationnelle dans le courant de 2026, estime Martial Tardivon. Le 20 février, la vente aux enchères aura bel et bien lieu à Charolles. L'évolution de la situation rend possible le transfert des veaux de Jalogny à Charolles puis leur commercialisation et livraison dans les élevages des acquéreurs. Ces mouvements seront toutefois conditionnés à une visite vétérinaire et à un laissez-passer. Les contraintes sanitaires ont aussi ce mérite que la station de Jalogny propose au final « des veaux hypersains, vaccinés contre toutes les maladies vectorielles du moment et triés par la spermatogenèse, tout cela en plus de leurs performances et de leur potentiel génétique », fait valoir Didier Giraud.