Pommes de terre
Sous de bons auspices

AG
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Frédéric Biason, agriculteur à Fénay, dresse un bilan plutôt positif de sa récolte de pommes de terre. Le commerce est également favorable.

Sous de bons auspices
Le gérant de l'EARL La Sans Fonnaise, lors d'un récent marché dans sa cour de ferme.

Elles se sont vendues comme des petits pains comme à chaque fois. Les pommes de terre de Frédéric Biason ont attisé les convoitises du 6 au 9 octobre, lors du marché annuel de l’association des Producteurs du Dijonnais. Plusieurs tonnes ont été écoulées dans l’atmosphère très bon enfant de cet évènement. Entre deux « cargaisons » pour des clients, le gérant de l’EARL La Sans Fonnaise est revenu sur sa dernière récolte, réalisée de la fin août au 20 septembre dans ses 15,50 ha de production. L’exercice termine dans une certaine « moyenne », avec des rendements allant de 34 à 44 t/ha selon les parcelles et les variétés. « Ces volumes ne sont pas exceptionnels mais nous nous en contenterons, et même largement. Les calibres sont corrects, contrairement à d’autres secteurs. Les pommes de terre ont un bel aspect et la qualité est au rendez-vous », confie l’exploitant agricole de 39 ans.

Une météo favorable

Frédéric Biason est d’autant plus satisfait que l’irrigation a été limitée cette année : « cela n’a rien à voir avec les nombreux tours d’eau nécessaires de 2022… Limiter les arrosages est une bonne chose, surtout dans un contexte de hausse des charges. Notre plus gros poste reste de loin l’électricité pour faire fonctionner notre chambre froide. La facture arrivera d’ailleurs les prochaines semaines, ce sera la surprise… ». La seule interrogation de cette récolte 2023 demeure le potentiel de conservation des tubercules : « sur ce point, la réponse ne sera connue que dans plusieurs mois ! ».

Deux nouveautés

Six variétés étaient cultivées avec Artemis, Monalisa, Gourmandine, Manitou, Memphis et Blanche. « Pour les deux dernières citées, il s’agissait de nouveautés », commente le Côte-d’orien, « leur résultat est prometteur, leur aspect est très joli. Reste à savoir ce que les clients en penseront, ce sont eux qui décident ! ». La plus belle récolte est à mettre à l’actif d’Artémis : « les calibres sont très intéressants, les produits ne sont pas abîmés et c’est cette variété qui a donné les meilleurs rendements. Artémis, nous en faisions déjà un peu plus cette année pour nos produits sous-vide. Oui, il se peut que nous en fassions davantage en 2024, les retours des consommateurs nous permettront de prendre une décision ». À l’opposé, Monalisa a encore marqué le pas : « cette variété est sur le marché depuis très longtemps, tout le monde la connaît. Elle a encore décroché un peu plus. Néanmoins, je ne l’arrêterai pas pour autant car des clients ne jurent que par Monalisa ! ».

Des prix en hausse

Les prix de la pomme de terre ont tendance à « flamber » en France. « La conjoncture est favorable, nous n’allons pas dire le contraire. C’était déjà le cas en 2022. Cela change des années très difficiles que nous avons connues avec des cours qui ne valaient rien », observe Frédéric Biason, qui écoule 15 % de sa production en filets à des particuliers et 85 % sous forme de produits transformés et sous vide, à destination d’entreprises.