Le 1er janvier, Nicolas Martin rejoignait le Gaec des Maillards comme associé. À 28 ans, il réalise enfin de son rêve. 

Aboutissement d'une nouvelle vie
Nicolas Martin souligne : « J'ai pu constituer mon dossier d'installation en un an, grâce à l'aide précieuse de la Chambre d'Agriculture de la Nièvre. Mais, je conseille vivement aux jeunes de s'y prendre plus tôt ! ».

C'est en début d'année que Nicolas Martin s'est installé comme associé au sein du Gaec familial des Maillards et rejoint son père Philippe (58 ans) et son oncle Jean-Claude (57) : « Je prends la place laissée vacante par mon autre oncle, Patrick, parti en retraite au 31 décembre 2021 ». Tous ensemble s'occupent ainsi de 310 ha (dont 40 ha de cultures et environ 190 ha de prairies naturelles) et de 240 vêlages environ. 

Réservé

« J'ai toujours voulu être indépendant dans mon travail, même si aujourd'hui je suis associé, notre organisation nous permet de ne pas empiéter sur la façon de travailler de l'autre ; un point que j'apprécie particulièrement » détaille Nicolas. Même s'il a toujours désiré être exploitant agricole, il ne se l'explique pas vraiment mais confie tout de même : «j'ai été baigné dans ce milieu depuis tout petit et dès mes premiers souvenirs je vois les vaches traverser la cour... c'est quelque chose qui me plaît et je ne me voyais pas du tout être ailleurs »

Les bancs de l'école 

De ce constat, il évoque : « Je pense que l'on peut être tenté de faire autre chose si on a eu l'envie et l'opportunité de tester des métiers différents, ce qui n'a pas été mon cas ». Avec un Bac pro en poche et les cours de BTS (diplôme non validé), il souligne : « l'école n'était pas vraiment ma tasse de thé, mais j'encourage ceux qui s'y plaisent à poursuivre, car cela pourra toujours leur servir. Nous avons constamment des connaissances à engranger pour être performant, et il faut s'y coller d'une manière ou d'une autre »

Voir ailleurs

Afin d'apprendre son métier, il s'est engagé auprès du service de remplacement durant 5 ans (voir TDB n°1663). « C'est une très bonne expérience professionnelle, car cela permet de voir des exploitations différentes dans un laps de temps assez court. Grâce à cela, on appréhende diverses manières de travailler, tout en apprenant. Cela fut très formateur pour moi »

Familial 

L'arrivée de Nicolas au sein du Gaec est, pour les autres associés, « la poursuite de la construction d'un projet familial ». En effet, créé en 1985, il a « vocation a resté dans la famille pour des raisons d'attachement sentimental » souligne Philippe Martin, le père de Nicolas. Malgré tout, les associés ne sont pas du tout fermés à quelques changements que pourrait amener l'arrivée de Nicolas. Ce dernier précise : « J'ai quelques idées en tête, mais il faudra faire le tri entre celles réalisables et les autres » avant de conclure : « dans tous les cas, le but est que le Gaec perdure encore longtemps »