Veaux de boucherie
Installé sur 1,86 ha
Il n’est pas toujours nécessaire de trouver beaucoup de foncier pour devenir agriculteur.
Il y a une dizaine d’années, Nicolas Fraichot posait ses valises à Thoisy-le-Désert. «Je suis arrivé dans le secteur un peu par hasard. J’étais salarié agricole près de Saint-Thibault, mon épouse travaillait à Dijon : venir habiter ici était un bon compromis», relate le Côte-d’orien aujourd’hui âgé de 40 ans. Séduit par la beauté et le calme de cette commune, Nicolas Fraichot a aussitôt souhaité s’y installer en tant qu’agriculteur. Le projet d’un élevage hors-sol a rapidement été «creusé» : «je ne voulais pas forcément partir sur de la volaille, cette production était déjà assez répandue et je n’étais pas attiré plus que ça par un poulailler. J’ai toujours préféré le milieu bovin : les veaux de boucherie se sont donc logiquement imposés. J’apprécie le côté technique de ce type d’élevage et en plus, celui-ci ne nécessite pas d’acquérir ou de louer une surface importante».
168 jours d’engraissement
Accompagné par la Chambre d’agriculture, Nicolas Fraichot s’installe en 2011 sur une surface d’1,86 ha cédée par un exploitant du village. L’éleveur originaire de la plaine de Genlis entre en contact avec un intégrateur et investit 190 000 euros dans un bâtiment. L’activité est officiellement lancée en 2013. Depuis, Nicolas Fraichot engraisse deux lots de 291 veaux par an dans son équipement : «les animaux arrivent entre 15 et 45 jours, leur poids varie de 46 à 50kg. En ce moment, j’ai principalement des Prim’Holstein et quelques croisés. Les plans d’alimentation durent 168 jours, les veaux sont nourris avec du lait en poudre et une part d’éléments fibreux. À la sortie, les animaux ont un poids vif dépassant généralement 230 kg. Le dernier lot avait une moyenne de 148 kg de carcasse, qui ont été payés 146 euros hors taxes, sachant que la TVA est à 10%. Des camions viennent les chercher pour les emmener dans un abattoir à Saint-Étienne. Un vide sanitaire s’impose ensuite». Nicolas Fraichot élève et engraisse ses bovins, sans toutefois en être propriétaire : «ils sont mis à disposition par l’intégrateur, j’avais choisi Mamellor à mes débuts et aujourd’hui, je travaille avec Vitagro. Différentes formules sont proposées quand on fait du veau de lait : certains payent à la pension, entre 80 et 90 euros par place, quels que soient les résultats. Personnellement, j’ai préféré opter pour un système qui prend en compte les résultats techniques. Quand tout va bien, le veau peut être payé 150 euros. En cas de problème, il m’est déjà arrivé de descendre autour de 100 euros. En effet, les animaux ne m’appartiennent pas. Cela présente un avantage : il n’y a aucune sortie importante de trésorerie».
Une arrivée à bien négocier
Nicolas Fraichot fournit le bâtiment, l’eau, le gaz et l’électricité. «Un veau génère entre 32 et 35 euros de charges. L’intégrateur finance les produits et le suivi vétérinaires», précise l’éleveur. Une des étapes les plus importantes est le démarrage des bandes : «c’est une période délicate au niveau sanitaire, car nous recevons de jeunes animaux issus de 150 voire 200 élevages différents. Tous les microbismes se mélangent, il faut être très attentif, surtout pendant les trois premières semaines, d’autant que nous utilisons de moins en moins de produits antibiotiques collectifs à titre préventif. Il faut avoir l’oeil, plus que jamais. Nous devons aussi stabiliser les problèmes d’alimentation : le passage du lait de vache au lait en poudre n’est pas toujours simple pour certains veaux, il faut être vigilant une dizaine de jours sur ce point».
Pas de stress
Depuis son installation, Nicolas Fraichot s’est équipé de plusieurs machines lui facilitant considérablement la tâche. Un système de paillage automatique lui permet notamment de limiter ses interventions : «j’utilise de la paille venant de l’exploitation de mon frère, agriculteur dans la plaine dijonnaise. Je procède à un échange paille-fumier avec lui pour me la procurer. La majorité des bâtiments d’élevage de veaux de lait sont en caillebotis mais pas le mien. Avec ce système de paillage automatique, je n’ai plus à passer 2h30 pour assurer cette tâche que je faisais manuellement, cinq minutes suffisent désormais pour faire le tour des animaux. Des panneaux photovoltaïques ont également été installés en 2013 et 2019, pour obtenir un revenu complémentaire». Nicolas Fraichot ne regrette aucunement la voie qu’il a choisie : «j’en suis très content, surtout par rapport à la conjoncture agricole actuelle qui n’est pas facile. Mon frère m’en parle régulièrement. Il est vrai que je n’ai pas les mêmes contraintes que mes collègues éleveurs. En ce moment, je ne suis pas stressé par rapport aux récoltes, ni par la météo».
168 jours d’engraissement
Accompagné par la Chambre d’agriculture, Nicolas Fraichot s’installe en 2011 sur une surface d’1,86 ha cédée par un exploitant du village. L’éleveur originaire de la plaine de Genlis entre en contact avec un intégrateur et investit 190 000 euros dans un bâtiment. L’activité est officiellement lancée en 2013. Depuis, Nicolas Fraichot engraisse deux lots de 291 veaux par an dans son équipement : «les animaux arrivent entre 15 et 45 jours, leur poids varie de 46 à 50kg. En ce moment, j’ai principalement des Prim’Holstein et quelques croisés. Les plans d’alimentation durent 168 jours, les veaux sont nourris avec du lait en poudre et une part d’éléments fibreux. À la sortie, les animaux ont un poids vif dépassant généralement 230 kg. Le dernier lot avait une moyenne de 148 kg de carcasse, qui ont été payés 146 euros hors taxes, sachant que la TVA est à 10%. Des camions viennent les chercher pour les emmener dans un abattoir à Saint-Étienne. Un vide sanitaire s’impose ensuite». Nicolas Fraichot élève et engraisse ses bovins, sans toutefois en être propriétaire : «ils sont mis à disposition par l’intégrateur, j’avais choisi Mamellor à mes débuts et aujourd’hui, je travaille avec Vitagro. Différentes formules sont proposées quand on fait du veau de lait : certains payent à la pension, entre 80 et 90 euros par place, quels que soient les résultats. Personnellement, j’ai préféré opter pour un système qui prend en compte les résultats techniques. Quand tout va bien, le veau peut être payé 150 euros. En cas de problème, il m’est déjà arrivé de descendre autour de 100 euros. En effet, les animaux ne m’appartiennent pas. Cela présente un avantage : il n’y a aucune sortie importante de trésorerie».
Une arrivée à bien négocier
Nicolas Fraichot fournit le bâtiment, l’eau, le gaz et l’électricité. «Un veau génère entre 32 et 35 euros de charges. L’intégrateur finance les produits et le suivi vétérinaires», précise l’éleveur. Une des étapes les plus importantes est le démarrage des bandes : «c’est une période délicate au niveau sanitaire, car nous recevons de jeunes animaux issus de 150 voire 200 élevages différents. Tous les microbismes se mélangent, il faut être très attentif, surtout pendant les trois premières semaines, d’autant que nous utilisons de moins en moins de produits antibiotiques collectifs à titre préventif. Il faut avoir l’oeil, plus que jamais. Nous devons aussi stabiliser les problèmes d’alimentation : le passage du lait de vache au lait en poudre n’est pas toujours simple pour certains veaux, il faut être vigilant une dizaine de jours sur ce point».
Pas de stress
Depuis son installation, Nicolas Fraichot s’est équipé de plusieurs machines lui facilitant considérablement la tâche. Un système de paillage automatique lui permet notamment de limiter ses interventions : «j’utilise de la paille venant de l’exploitation de mon frère, agriculteur dans la plaine dijonnaise. Je procède à un échange paille-fumier avec lui pour me la procurer. La majorité des bâtiments d’élevage de veaux de lait sont en caillebotis mais pas le mien. Avec ce système de paillage automatique, je n’ai plus à passer 2h30 pour assurer cette tâche que je faisais manuellement, cinq minutes suffisent désormais pour faire le tour des animaux. Des panneaux photovoltaïques ont également été installés en 2013 et 2019, pour obtenir un revenu complémentaire». Nicolas Fraichot ne regrette aucunement la voie qu’il a choisie : «j’en suis très content, surtout par rapport à la conjoncture agricole actuelle qui n’est pas facile. Mon frère m’en parle régulièrement. Il est vrai que je n’ai pas les mêmes contraintes que mes collègues éleveurs. En ce moment, je ne suis pas stressé par rapport aux récoltes, ni par la météo».