Ils préparent un gros coup
Un grand, un très grand, un gigantesque rendez-vous laitier se prépare en Côte-d'Or ! Deux membres de l'organisation annoncent l'évènement.
Il y a quelques jours dans nos colonnes, nous vous annoncions la tenue de la fête départementale à Fromenteau avec six mois d'avance. Aujourd'hui, dans cet article, nous nous y prenons avec… un an et demi ! À la demande des organisateurs, nous communiquons ici sur un très grand concours laitier qui se tiendra les 9, 10 et 11 avril 2027 au palais des congrès de Beaune. Jamais un événement d'une telle ampleur ne s'est déjà tenu dans notre département et pour cause : il y aura 400 bovins et presque autant d'éleveurs ! « La Saint-Martin, c'était déjà quelque chose mais là, nous battrons tous les records », assure Mickaël Clerget, que nous avons rencontré il y a quelques jours dans sa ferme à Courcelles-Frémoy, entre La-Roche-en-Brenil et Époisses. L'éleveur accompagné de Laurette Millot, technicienne à Alysé, annonce un concours national Simmental avec la participation de 120 vaches. Un autre national aura rendez-vous à Beaune, cette fois-ci en race Brune, avec autant d'animaux qu'en Simmental. Deux inter-régionaux seront proposés dans le même temps en Montbéliarde et en Prim'Hosltein, avec une soixantaine de bovins attendus dans chaque race… « Une vente aux enchères de génisses sera organisée le samedi en nocturne, les quatre races seront concernées, ce sera du très haut de gamme ! Avec ce lot, nous arriverons à la barre des 400 animaux réunis sur un même site », informe Laurette Millot.
C'est déjà parti
Ce rendez-vous nommé Lait'grands crus ne s'improvise pas et plusieurs réunions se sont déjà tenues. Tous les chiffrages et devis sont réalisés, le budget est connu. Les dossiers de partenariat seront sans doute terminés à l'heure où sortira ce journal et la prospection des futurs partenaires débutera courant janvier. « Cela va sans dire, des concours de cette envergure ne s'organisent pas seuls. Il faut bien ajouter un tiers de dépenses si l'on comptabilise tous les déplacements et tous les hébergements que cette manifestation va engendrer », font remarquer Mickaël Clerget et Laurette Millot. Pour les deux concours nationaux, les OS de la Simmental et de la Brune aideront les organisateurs à « taper » très haut en termes de partenaires. Pour les deux autres races, les démarches seront plus locales. « Nous allons bientôt venir frapper à votre porte ! Nous espérons que notre projet séduira bon nombre d'organismes agricoles car, sans eux, il ne sera malheureusement pas possible de le mener à bien », poursuivent les deux Côte-d'oriens, qui partagent le bel enthousiasme déjà perceptible sur le terrain : « nous sommes aujourd'hui une quinzaine de personnes mais ce noyau va vite s’étoffer. Nous avons organisé une réunion d'information et pas moins de 40 éleveurs laitiers se sont déplacés : c'est un beau score, par rapport aux 140 professionnels que compte le département. Et ce n'est qu'un début ! ». Les journées laitières, organisées à Pouilly-en-Auxois, ont joué un rôle de tremplin dans ce désir d'organiser quelque chose de « XXL » : « il y a du monde et une belle dynamique… Ce ne sera peut-être plus le cas dans quelques années, c'est donc le moment ou jamais de se lancer ! Les Bruns recherchaient un site sur notre fédération pour organiser leur national, cela nous a aidés. Et le syndicat départemental de la Simmental fêtera son centenaire en 2027, les planètes sont donc alignées ! ».