Emploi, offre de services, localisation...
A chaque petite ville de Bourgogne son «créneau»
Les petites villes de Bourgogne concentrent 19 % de la population de la région et 24 % des emplois. Pourtant, entre 1999 et 2008, elles perdent des habitants et gagnent peu d'emplois. Leur localisation dans l'espace fonctionnel régional détermine leur dynamisme et leur attractivité. Situées dans la zone d'influence des grandes villes, elles profitent de la périurbanisation. Leur population augmente fortement et les besoins en logements, en transports, en équipements vont croissant. Mais éloignées de ces grands pôles, elles perdent des habitants ce qui peut menacer la pérennité d'équipements et de services mis à disposition de la population.
La Bourgogne compte 62 petites unités urbaines de moins de 20 000 habitants. Ces petites villes concentrent 19 % de la population de la région, 24 % des emplois. Leur rayonnement s'étend au-delà de leurs limites géographiques :
54 % des emplois sont occupés par des actifs résidant à l'extérieur. Pourtant, entre 1999 et 2008, elles perdent des habitants et l'emploi progresse peu.
Les petites villes jouent un rôle important d'échelon intermédiaire dans les territoires qu'elles animent. En Bourgogne, comparativement à la moyenne des petites villes françaises, elles concentrent une part plus importante de population (19% contre 17%), d'emplois (24% contre 17%) et d'équipements (24% contre 16%). Pourtant les dynamiques y semblent moins favorables du fait d'un manque d'attractivité, de la faible progression de l'emploi. Certaines pourtant en Bourgogne, tirent leur épingle du jeu. Elles gagnes des habitants et des emplois et se trouvent souvent situées dans l'orbite de grandes agglomération.
[INTER]Petites villes périurbaines de plus en plus résidentielles[inter]
Situées en périphérie des grands pôles d'emploi, elles profitent de la périurbanisation : l'emploi a progressé de 13 % entre 1999 et 2008 et leur population augmente. Ainsi, Saint-Julien dans l'orbite de Dijon, Villeneuve-le-Guyard dans celle de la Seine-et-Marne ou Saint-Martin-Belle-Roche dans l'aire d'influence de Mâcon captent ménages et habitants. Tout le fonctionnement du système territorial repose ici sur les caractéristiques de la mobilité résidentielle dominée par le modèle de l'habitat pavillonnaire. L'expansion des petites villes découle de l'attractivité des grandes unités urbaines qui concentrent l'emploi. Avec pour corollaire, l'intensification des déplacement domicile/travail. Ces petites villes rencontrent toutes les problématiques liées à l'étalement urbain et doivent arbitrer entre activités résidentielles et préservation des sols, développer des services comparables à ceux des villes pour répondre aux besoins et aux attentes des nouveaux arrivants, majoritairement urbains.
[INTER]Les petits et moyens pôles perdent des habitants[inter]
Plus on s'éloigne des grands pôles, moins la dynamique opère. A plus de 30 minutes par la route d'un grand pôle, les petites villes perdent des habitants. Pourtant, elles rayonnent sur les communes situées alentours par la panoplie d'équipements qu'elles proposent. Toutes assurent un accès aux commerces et aux services les plus courants. Collèges, supermarchés, crêches... sont présents dans les petits comme dans les moyens pôles. Huit pôles offrent même des équipements plus rares (hypermarchés, lycées, urgences...) comme Decize, Paray-le-Monial, Autun, Cosne-Cours-sur-Loire, Joigny, Avallon, Montbard et Châtillon-sur-Seine.
Mais à l'avenir, d'autres services devront être développés car 31% des petites villes hors influence des pôles ont plus de 60 ans. Une organisation en réseaux, à l'image des déplacements domicile/travail et du fait de leur appartenance à un même bassin d'équipement supérieur pourrait permettre à ces villes d'atteindre une taille critique.
[INTER]Un tissu industriel très présent[inter]
Les 26 petits et moyens pôles sont des pôles économiques importants au sein desquels l'emploi a progressé de 2 % entre 1999 et 2008. Ces pôles concentrent 65% des emplois des petites villes. Mais la dynamique de l'emploi dépend pour chacun d'eux de la structure de leur tissu productif. A Varennes-le-Grand comme à Louhans, l'agroalimentaire prédomine ; l'emploi progresse et attire des actifs. A l'opposé, la crise du secteur de la métallurgie, solidement implantée à Imphy et Gueugnon, entraîne des réductions d'effectifs et le départ de populations. L'image industrielle que véhicule ces petites villes n'est pas au service de leur attractivité.
[INTER]Tournus, Louhans, Cluny : éloignées des grands pôles mais attractives[inter]
De façon générale, la proximité d'axes de communication favorise l'attractivité comme à Tournus, Louhans et Saint-Julien-du-Sault. Cluny profite en plus de l'implantation de l'àcole Nationale Supérieure des Arts et Métiers. Entre 1999 et 2008, le nombre d'habitants a progressé de 5 % et l'emploi de 11 %.
Pour d'autres villes, la situation est plus difficile comme celle de Seurre qui perd des emplois dans le secteur de la fabrication de composants électriques, en dépit de la proximité d'axes de communication structurants. Même constat pour Montbard et Avallon qui restent enclavées, alors qu'elles se situent à proximité d'axes de communication importants.
Source Insee Bourgogne
54 % des emplois sont occupés par des actifs résidant à l'extérieur. Pourtant, entre 1999 et 2008, elles perdent des habitants et l'emploi progresse peu.
Les petites villes jouent un rôle important d'échelon intermédiaire dans les territoires qu'elles animent. En Bourgogne, comparativement à la moyenne des petites villes françaises, elles concentrent une part plus importante de population (19% contre 17%), d'emplois (24% contre 17%) et d'équipements (24% contre 16%). Pourtant les dynamiques y semblent moins favorables du fait d'un manque d'attractivité, de la faible progression de l'emploi. Certaines pourtant en Bourgogne, tirent leur épingle du jeu. Elles gagnes des habitants et des emplois et se trouvent souvent situées dans l'orbite de grandes agglomération.
[INTER]Petites villes périurbaines de plus en plus résidentielles[inter]
Situées en périphérie des grands pôles d'emploi, elles profitent de la périurbanisation : l'emploi a progressé de 13 % entre 1999 et 2008 et leur population augmente. Ainsi, Saint-Julien dans l'orbite de Dijon, Villeneuve-le-Guyard dans celle de la Seine-et-Marne ou Saint-Martin-Belle-Roche dans l'aire d'influence de Mâcon captent ménages et habitants. Tout le fonctionnement du système territorial repose ici sur les caractéristiques de la mobilité résidentielle dominée par le modèle de l'habitat pavillonnaire. L'expansion des petites villes découle de l'attractivité des grandes unités urbaines qui concentrent l'emploi. Avec pour corollaire, l'intensification des déplacement domicile/travail. Ces petites villes rencontrent toutes les problématiques liées à l'étalement urbain et doivent arbitrer entre activités résidentielles et préservation des sols, développer des services comparables à ceux des villes pour répondre aux besoins et aux attentes des nouveaux arrivants, majoritairement urbains.
[INTER]Les petits et moyens pôles perdent des habitants[inter]
Plus on s'éloigne des grands pôles, moins la dynamique opère. A plus de 30 minutes par la route d'un grand pôle, les petites villes perdent des habitants. Pourtant, elles rayonnent sur les communes situées alentours par la panoplie d'équipements qu'elles proposent. Toutes assurent un accès aux commerces et aux services les plus courants. Collèges, supermarchés, crêches... sont présents dans les petits comme dans les moyens pôles. Huit pôles offrent même des équipements plus rares (hypermarchés, lycées, urgences...) comme Decize, Paray-le-Monial, Autun, Cosne-Cours-sur-Loire, Joigny, Avallon, Montbard et Châtillon-sur-Seine.
Mais à l'avenir, d'autres services devront être développés car 31% des petites villes hors influence des pôles ont plus de 60 ans. Une organisation en réseaux, à l'image des déplacements domicile/travail et du fait de leur appartenance à un même bassin d'équipement supérieur pourrait permettre à ces villes d'atteindre une taille critique.
[INTER]Un tissu industriel très présent[inter]
Les 26 petits et moyens pôles sont des pôles économiques importants au sein desquels l'emploi a progressé de 2 % entre 1999 et 2008. Ces pôles concentrent 65% des emplois des petites villes. Mais la dynamique de l'emploi dépend pour chacun d'eux de la structure de leur tissu productif. A Varennes-le-Grand comme à Louhans, l'agroalimentaire prédomine ; l'emploi progresse et attire des actifs. A l'opposé, la crise du secteur de la métallurgie, solidement implantée à Imphy et Gueugnon, entraîne des réductions d'effectifs et le départ de populations. L'image industrielle que véhicule ces petites villes n'est pas au service de leur attractivité.
[INTER]Tournus, Louhans, Cluny : éloignées des grands pôles mais attractives[inter]
De façon générale, la proximité d'axes de communication favorise l'attractivité comme à Tournus, Louhans et Saint-Julien-du-Sault. Cluny profite en plus de l'implantation de l'àcole Nationale Supérieure des Arts et Métiers. Entre 1999 et 2008, le nombre d'habitants a progressé de 5 % et l'emploi de 11 %.
Pour d'autres villes, la situation est plus difficile comme celle de Seurre qui perd des emplois dans le secteur de la fabrication de composants électriques, en dépit de la proximité d'axes de communication structurants. Même constat pour Montbard et Avallon qui restent enclavées, alors qu'elles se situent à proximité d'axes de communication importants.
Source Insee Bourgogne