Le 8 juin, lors de son assemblée générale, la Sicagemac (Corbigny) a fait le point sur son rapport d'activité, ses comptes 2021 ainsi que sur le projet de relance de l'abattoir de Corbigny.

« On évolue positivement »
Le projet de relance de l'abattoir de Corbigny a été évoqué pendant l'Assemblée générale de la Sicagemac.

Pour démarrer l’Assemblée générale de la Sicagemac à Corbigny, son président, Alexandre Lorré, a souhaité remercier les élus présents, ainsi que les éleveurs pour leur engagement auprès du marché au cadran, ce jour-là et au quotidien. Ensuite, les comptes 2021 ont été détaillés par la Commissaire aux comptes.

Comptes

Pour cet exercice, la Sicagemac enregistre un déficit de - 21 889, 64 euros contre - 31 261, 23 euros en 2020. Certes, la société n’est donc pas à l’équilibre, mais le président se veut rassurant et optimiste : « la situation financière de la Sicagemac, bien qu’en négatif, s’améliorer d’années en années. On évolue positivement ! » avant de se projeter : « dans les années à venir, différentes charges disparaîtront, à l’image de la revente du bail du bâtiment qui prendra fin dans trois ans. Alors, automatiquement, les chiffres seront meilleurs ». Outre ce pan, un autre élément est à prendre en compte pour expliquer le déficit : le montant des apports d’animaux.

Ventes

Au total, toujours pour 2021, la Sicagemac a enregistré un chiffre d’affaires de 13 250 659 euros pour les bovins – contre 11 684 522 euros en 2020. Avec un prix moyen de 10 35 euros par bovin en 2021, c’est 11 806 animaux qui ont été amenés au cadran en 2021 contre 11 107 euros en 2020 (prix moyen de : 1 014 euros). « Les apports ont augmenté ainsi que les prix de vente. D’ailleurs, je souhaite souligner que la qualité des animaux s’est grandement améliorée ses dernières années, bravo aux éleveurs » spécifie Alexandre Lorré. Néanmoins, il nuance : « Malgré cette progression, l’équilibre au niveau des comptes n’est pas atteint, et il nous faudrait encore approximativement 1 000 bovins de plus pour y arriver. Cela n’est pas grand-chose et je pense que nous pouvons les trouver ».

Ovins

Du côté des ovins, le nombre d’animaux vendus continu de baisser. Ainsi, le cadran est passé de 3 892 animaux (vendus) en 2020 à 2 704 en 2021. Cela étant Alexandre Lorré constate que : « le prix de vente ne cesse d’augmenter depuis 2019 avec 109 euros cette année-là, 120 euros en 2020 et 131 euros en 2022. Cela est très prometteur et encourageant pour la filière ».

Échanges divers

Une fois les comptes présentés et approuvés par l’assemblée, le vote des administrateurs a eu lieu. Après le retrait volontaire de Benoît Dubuis, c’est Stéphane Rélut qui a été élu en remplacement. Ainsi, le conseil d’administration se compose de : Damien Genet, Alexis Gilbert, David Jalquin Pierre-Jacques Thépénier et Stéphane Rélut. L’événement s’est terminé sur les questions diverses, dont des réticences sur les projets agri-voltaïques notamment par une volonté de protéger les terres : « avant de s’attaquer aux terres agricoles, peut-être que l’on peut déjà envisager d’en installer pour couvrir les parkings ou encore en mettre sur les toitures des bâtiments… ». Enfin, un verre de l’amitié a clôturé cette assemblée générale.

L'abattoir de Corbigny

Durant l'Assemblée générale, une partie des discussions fut accordée à l'avancement du dossier pour la création de la Coopérative d'Intérêts Collectif (voir TDB n°1669 et 1680) ou CIC. « En effet, l'objectif initial était de récolter 120 000 euros de souscriptions. Aujourd'hui, ce montant est atteint, mais nous souhaitons poursuivre nos efforts et arriver à 150 000 euros. Nous en appelons principalement à la mobilisation des éleveurs. Pour rappel, cette CIC sera dirigée par différents collèges mais avec l'espérance que celui dédié aux éleveurs soit le plus important possible pour qu'ils puissent avoir un poids décisionnaire » détaille Alexandre Lorré. Si la volonté de relancer l'abattoir de Corbigny est saluée par tous, le doute de certains reste toutefois palpable concernant sa pérennité. Le président de la Sicagemac insiste alors : « Il est certains qu'il faudra un suivi des éleveurs et des acheteurs, en somme de toute la filière, afin de le faire vivre et perdurer. Un tel projet ne se fait pas en un jour et nous comptons sur l'engagement de toutes les personnes motivées pour le mener à bien ».