Loup
Il faut que ça bouge

AG
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La profession s’est entretenue avec le préfet et la DDT de Côte d'Or sur le sujet du loup.

Il faut que ça bouge
Représentaient la profession agricole : Jérôme Cap, Christophe Jannier, Christophe Lechenault, Olivier Jacquand, Vincent Lavier, Jacques de Loisy, Samuel Bulot et Baptiste Colson.

Des élus de la FDSEA, des JA et de la Chambre d’agriculture de Côte d'Or se sont rendus le 31 mai en préfecture pour discuter du dossier du loup, quelques jours après les premières attaques sur bovins dans le département. « La situation est intenable pour les éleveurs », a insisté Samuel Bulot, le secrétaire général de la FDSEA, « nous rappelons qu’un millier de loups sont recensés aujourd’hui sur le territoire français, alors que l’objectif initial du gouvernement était de 500. Nous faisons face à un front de colonisation très inquiétant ». Les tirs de défense doivent être plus nombreux et rapides selon Samuel Bulot : « nous avons demandé des avancées concrètes dans ce domaine, les accords sont donnés bien trop tard. Le préfet semble nous avoir entendus. Il devrait être possible, très rapidement, d’obtenir des tirs de défense dès la première attaque, sans même attendre les résultats de l’enquête qui sont bien trop longs eux aussi ». Le secrétaire général de la FDSEA est bien conscient des limites de l’exercice : « en bovins, les tirs ne peuvent être accordés qu’aux personnes qui ont connu des attaques dans leur cheptel. En plus, les agriculteurs ne sont pas équipés comme les louvetiers… C’est pourquoi nous avons également demandé la venue de la brigade loup ». Cette unité, placée sous l’égide de l’Office français de la biodiversité (OFB), a deux missions principales : le suivi de l’espèce et le soutien aux agriculteurs qui peinent à faire face aux attaques du prédateur. Des réflexions sont également engagées sur les indemnisations : « celles-ci sont revues tous les trois ans et la prochaine intervient cette année. Il faut impérativement que les compensations soient au minimum à la hauteur des pertes, cela va sans dire… Et un autre travail est engagé : nous allons apporter notre contribution au nouveau plan loup qui sortira en 2024. Nous devons tout faire pour sortir de cette impasse sans nom ! Je viens d’apprendre que la Saône-et-Loire est le troisième département français en nombre d’attaques de loups : nous ne voulons pas en faire autant, ni même figurer dans un quelconque classement de ce type ».