Porc : les cours montent, mais pas autant qu’espéré
Au mois de juillet, le prix du porc français a pris un envol jugé insuffisant par la profession.
En avril dernier, le Marché du Porc Français annonçait l'arrivée de la coopérative porcine Cirhyo en son sein. « La coopérative s'inscrit pleinement dans le fonctionnement du marché et contribue activement à la construction du porc français. Cette évolution renforce la représentativité des acteurs et consolide la pertinence d'un prix de référence à l'échelle nationale », informait le communiqué de presse officiel du Marché du Porc Français. Pour Noël Thuret, président de cette coopérative : « Cirhyo, largement présente sur les territoires à faible densité, essaie de participer au marché du porc. Il me semblait important, pour faire suite à la participation de Tradival, notre filiale d'abattage, de participer pour permettre de soutenir cette construction du prix qui me semble essentielle ».
Un prix jugé insuffisant
En juillet dernier, le constat était sans appel. « Le prix du porc français avait retrouvé une dynamique haussière tout au long du mois, passant de 1,43 € à 1,47 € soit une progression cumulée de 4,1 centimes. Si les premières revalorisations sont restées modestes, le marché a véritablement changé de rythme à partir de la mi-juin avec une hausse de 2,9 centimes en une seule séance, traduisant un changement du rapport de force entre acheteurs et vendeurs. Pour autant, la progression des dernières séances est redevenue plus limitée, les acheteurs restant très prudents face un marché de la viande toujours difficile ». Éleveur porcin dans le Puy de Dôme, Noël Thuret, convient que « cette hausse du prix », n'est pas satisfaisante pour les éleveurs. « C'est une fluctuation des prix saisonnière. On attendait une hausse un peu plus importante pour permettre de couvrir les coûts de production des éleveurs français. Aujourd'hui, la situation de trésorerie en élevage est compliquée », affirme-t-il. Cette situation s'inscrit dans le fait que, de nombreux pays limitrophes, tels que l'Espagne, l'Italie, la Pologne, la Belgique, l'Allemagne ont eu des cas sur faune sauvage de Peste Porcine Africaine. Ces pays concernés ont inondé le marché européen, suite à des pays importateurs hors UE réticents.