Une cadence de « ouf »
Clément Bathelier, jeune agriculteur à Genlis, rencontre un joli succès avec son atelier de poules pondeuses. Un second distributeur automatique sera prochainement installé devant sa ferme, le premier ne suffisant pas à répondre à la demande de ses clients.
Les distributeurs automatiques, on en entend parler depuis des années. Et force est de constater que ça marche ! En voici un nouvel exemple, cette fois-ci du côté de Genlis, chez Clément Bathelier, installé sur la ferme familiale depuis un peu plus d'un an. Le jeune homme souhaitait développer la vente directe, déjà présente sur l'exploitation avec la viande bovine. « Mon idée de départ n'était pas forcément arrêtée aux poules pondeuses. J'étais ouvert à tout, mais je me suis lancé dans cette voie en voyant qu'il n'y avait pas grand-chose dans les environs ». Clément Bathelier est « parti » avec 250 poules l'été dernier. Son distributeur a été installé en octobre devant sa ferme, sur la route de Varanges. « Au préalable, j'avais mené une enquête, je savais qu'il y avait du potentiel avec les œufs. Mais de là à ce que cela marche autant… C'est une très belle surprise, j'espère que ça va continuer », confie le Côte-d'orien, contraint de remplir son équipement deux fois par jour.
Ça part vite
Aussitôt récoltés, aussitôt dans les casiers et aussitôt achetés : les œufs ne mettent pas longtemps à être écoulés, nous l'avons constaté en voyant défiler plusieurs voitures durant l’interview. « Les clients payent par carte. Avec le sans contact, il ne faut que quelques secondes et l'affaire est jouée. Il n'y a pas besoin de faire la queue comme dans un magasin, il est possible de venir à n'importe quel moment de la journée, même la nuit si vous voulez ! Tels sont les avantages d'un distributeur automatique. Les volailles ne sont pas bien loin d'ici : je ne mets pas longtemps à remplir les casiers. Dans tous les cas, j'ai une application sur mon téléphone qui me renseigne de tout ! Au niveau des prix, je ne suis pas plus cher qu'en supermarché : la douzaine est à 4,10 euros, les six œufs sont à 2,20 euros ». L'ancien étudiant du lycée de Quetigny va donc investir dans un second distributeur d'une plus grande contenance. « Je vais augmenter mon parc de poules en passant à environ 800 têtes. Dans le même temps, je vais diversifier les produits frais disponibles dans les distributeurs, en travaillant notamment avec d'autres agriculteurs locaux. Je réalise actuellement une autre enquête clients pour viser au plus juste des besoins ».