Un complément de revenu à l'heure de la retraite
Joël et Nicole Gaillot, un couple de retraités de Longecourt-lès-Culêtre, proposent des emplacements en location depuis 2006.
En 2006, lorsque Joël a transmis son exploitation pour une retraite bien méritée, l'éleveur a souhaité tourner définitivement la page de l'agriculture. Les terres ont été reprises et les bêtes vendues, mais il a choisi de conserver le hangar de la ferme. « Nous ne voulions surtout pas d'animaux dans le bâtiment, ils auraient été bien trop proches de notre habitation », insiste-t-il.
Pour occuper le bâtiment et compléter sa maigre pension de retraite, le couple se lance alors dans la location d'emplacements. Annonces sur internet, affichettes dans les campings locaux, bouche à oreille… le hangar est rapidement rempli. « Au début, nous avions surtout des caravanes », précise Joël Gaillot, « alors qu'aujourd'hui, c'est partagé entre caravanes et camping-cars ». Une évolution qui reflète l'augmentation du nombre de ces véhicules et des besoins de stockage associés. Lorsqu'un emplacement se libère chez Joël et Nicole, il trouve d'ailleurs rapidement preneur.
Ici, les locataires sont autonomes, une condition impérative pour le couple. « Chacun dispose d'une clef du portail qui permet d'accéder au bâtiment », explique Joël. « Même si nous sommes présents à proximité, nous ne voulions pas de contraintes. Les clients peuvent ainsi venir déposer ou récupérer leur véhicule quand ils le souhaitent ».
Depuis 2023, le couple utilise également les services de la plateforme MonHangar.fr pour gérer une partie des 20 emplacements proposés. « Nous avons trouvé ce site en cherchant sur internet et nous nous sommes inscrits », indique Nicole Gaillot, visiblement satisfaite. « C'est simple à utiliser. En cas de besoin, on a toujours quelqu'un qui répond au téléphone, et les contrats fournis sont très clairs », ajoute-t-elle.
Pour ceux qui souhaiteraient se lancer, Joël et Nicole insistent toutefois sur l'importance des assurances, notamment lorsque la location se fait en direct. « Il faut être très vigilant sur cet aspect », précise Nicole. « Lorsque nous avons interrogé notre assureur, nous nous sommes aperçus que nous n'étions couverts qu'à hauteur de 20 000 euros pour le contenu du bâtiment… ce n'est même pas le prix d'une caravane. Nous avons donc fait modifier notre contrat d'assurance ».
En effet, même si les véhicules entreposés doivent être assurés par leurs propriétaires, les sinistres qui pourraient être causés par le bâtiment lui-même ne seraient pas couverts.
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