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Santé

Soleil: attention à bébé !

Au terme d’une enquête qui inquiète en certains points, Newpharma, pharmacie en ligne française et belge, rappelle le b.a.-ba en matière de protection solaire. Et ce, dès le plus jeune âge.
Par V. G.
Soleil: attention à bébé !
Les bébés doivent absolument être bien protégés en cas d’exposition au soleil.
Les résultats de l’enquête sur la protection des bébés au soleil montrent que la plupart des parents pensent bien faire. Les «bonnes pratiques» élémentaires en matière de protection solaire (appliquer régulièrement de la crème solaire, donner à boire à bébé, le mettre sous un parasol) sont même assimilées. Par contre, certains - et il s’agit même d’une majorité - prennent encore des risques inconsidérés. Et c’est surtout par méconnaissance des bons réflexes à adopter. On constate ainsi que :  90,37% des parents n’appliquent pas au bon moment la crème solaire à leur bébé et 89,33% d’entre eux ne la renouvellent pas assez. Or, il faut laisser au produit le temps de former une barrière protectrice sur la peau. Sans compter que, dans les 30 minutes qui suivent l’application, l’efficacité des crèmes solaires diminue de 90%; 56,74% des parents ne remettent pas de crème solaire à leur bébé quand il sort de l’eau. Non seulement la crème a été «rincée», mais en plus l’eau fait un «effet miroir», ce qui accélère l’apparition des coups de soleil ; 75,66% des parents ne protègent pas leur bébé des rayons du soleil au jour le jour. Ils le font principalement en vacances, à la plage… Or, dès qu’on sort de chez soi, les UV agressent la peau. Et cela vaut même par temps couvert, les nuages laissant passer 80% des UV ; 37,23% des parents ne choisissent pas le bon indice de protection pour protéger leur bébé du soleil.

Les grands aussi
En théorie, lorsque l’on applique une crème solaire IP30, les UVB attaquent la peau 30 fois plus difficilement que si on était sans protection. Mais pour cela, il faudrait étaler 2mg de crème par cm² de peau. Dans la pratique, qui le fait ? Donc, un indice IP30 voit souvent son efficacité réduite de moitié, voire du tiers. Raison de plus pour privilégier les produits solaires à indice de protection très élevé. Et lorsqu’il s’agit de la peau plus fragile et de la santé des tout-petits, voyez grand : optez pour une crème haute protection. Les textures et formules ne manquent pas, selon les circonstances, préférences ou encore facilités d’emploi : crème solaire visage, lait solaire bébé en tube, baume à lèvres bébé, spray enfant version waterproof, etc.
Voici quelques précieux conseils pour protéger bébé du soleil. La majorité de ces recommandations sont d’usage tant à la plage qu’à la montagne, mais aussi à la plaine de jeux, à la ville ou derrière la vitre de la voiture. Il faut utiliser une crème solaire affichant l’indice maximal IP50+. Elle est à appliquer 30 minutes avant l’exposition, ensuite répéter l’opération toutes les 2 heures, voire toutes les 30 minutes en cas de fort ensoleillement. Il est également primordial de rincer et sécher l’enfant quand il sort de l’eau ou qu’il a transpiré, puis lui remettre de la crème. Lors de toute exposition - donc y compris les petites promenades ou jeux en plein air - préférer les heures où le soleil tape le moins (avant 11 h et après 16 h). Il faut toujours penser à mettre son bébé à l’ombre, idéalement sous un parasol ou derrière un pare-soleil et lui faire porter des lunettes et un chapeau de soleil et aussi l’habiller de vêtements couvrants, voire anti-UV. Il est absolument nécessaire de protéger son bébé de la déshydratation en le faisant boire de l’eau régulièrement et en petite quantité et de l’asseoir sur une serviette plutôt qu’à même le sable, car 20 % des UV sont réverbérés par le sable. Cette liste est non exhaustive et valable aussi pour… les «grands enfants». D’autant que la protection à 100 % n’existe pas.

Capital soleil

À sa naissance, chaque personne dispose d’un capital soleil, c’est-à-dire le temps d’exposition aux rayonnements solaires que la peau est en mesure de supporter. Au-delà de ce capital, la dangerosité des rayons est avérée et il s’ensuit l’apparition de problèmes, dont quelques-uns peuvent s’avérer graves. Deux facteurs principaux déterminent ce capital soleil : l’hérédité et le phototype (le type de peau d’un individu). C’est vers la cinquantaine que les effets du soleil accumulés depuis plusieurs années se manifestent par un vieillissement prématuré, des tâches sur la peau et un risque de cancer de la peau. Les personnes très exposées avant 15 ans ayant pris des coups de soleil dans leur enfance seront les plus susceptibles d’être touchées.