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Les petits Français sont heureux

A l’occasion de son 40e anniversaire, Astrapi, le magazine des 7-11 ans de Bayard Jeunesse a demandé à Harris Interactive d’interroger les enfants sur le bonheur.
Par V. G.
Les petits Français sont heureux
Passer du temps avec leurs parents est une source de bonheur pour les enfants.
Il en résulte que 98 % des bambins de cette tranche d’âge se déclarent heureux, dont 37 % très heureux. Pour se sentir heureux, 57 % déclarent avant tout avoir besoin de parents qui les aiment, 42 % avoir besoin d’amis et 33 % avoir besoin de temps pour jouer. Lorsqu’on leur demande de citer les choses qui les ont rendus heureux, «les parents», «maman», «papa» et «la famille» font partie des mots les plus cités spontanément. «Le temps des vacances» passées le plus souvent avec les parents arrive lui aussi dans le peloton de tête. Lorsqu’ils sont en famille, passer du temps avec leurs parents est la première source de bonheur des enfants : 68 % se disent ainsi très heureux de ces moments si précieux, bien plus que d’avoir des invités à la maison (47 %), de lire des histoires (42 %) ou encore de jouer avec les frères et sœurs (41 %). Ces moments en famille sont encore plus importants pour les plus petits (7-9 ans) puisqu’ils sont
73 % à aimer passer du temps avec leurs parents.
Outre la famille, le cercle amical et les jeux qui en découlent revêtent aussi une grande importance : 42 % des enfants déclarent avoir besoin d’amis pour être heureux. Ces instants partagés avec les copains surpassent toutes les envies de besoins matériels. Seuls 24 % des enfants répondent avoir besoin de cadeaux pour être heureux et ils ne sont respectivement que 10 % et 5 % à citer de «l’argent pour acheter tout ce qu’ils veulent» ou encore «une belle maison ou un bel appartement». Pareillement, à l’école, le fait d’avoir des amis contribue très largement à s’y sentir heureux puisqu’ils citent spontanément les copains lorsqu’on les interroge sur leurs meilleurs souvenirs à l’école. Par ailleurs, pour être heureux, 33 % des enfants déclarent avoir besoin de temps pour jouer. Ainsi, lorsqu‘on demande aux enfants de citer ce qu’ils aiment faire avec leurs parents, le jeu (de société, de plein air…) cité par 71 % d’entre eux, devance largement le fait de regarder la télévision (53 %), de discuter (44 %), de cuisiner (34 %, mais 46 % pour les filles), ou encore de jouer aux jeux vidéo (34 %, mais 46 % pour les garçons). Et s’ils sont 64 % à estimer qu’ils pratiquent assez d’activités de loisirs (contre 31 % pas assez), ils sont 57 % à considérer que s’amuser est l’aspect le plus important dans une activité, bien plus que se détendre (14 %), apprendre (13 %), progresser (12 %) ou gagner des compétitions (4 %).

Les enfants détestent les conflits
L’école ne demeure pas en reste puisque 87 % des enfants se déclarent heureux ou très heureux d’y aller tous les matins. Ils aiment principalement «retrouver leurs amis», «jouer», «faire des sorties» et «préparer des spectacles». La récré (97 %), les sorties (96 %) rendent particulièrement les enfants heureux à l’école, mais ils expriment aussi du bonheur à avoir un maître ou une maîtresse gentil(le) (97 %), à avoir de bonnes notes (97 %) ou encore apprendre des choses nouvelles (94 %).
Ce sont les conflits qui rendent les enfants le plus malheureux. Les trois situations les plus citées sont le fait d’être grondés par leurs parents (45 %), qu’on les embête à l’école ou ailleurs (36 %) ou encore que leurs parents se disputent entre eux (31 %). À l’école, ce sont les moqueries qui rendent les enfants le plus malheureux (51 %), devant les disputes avec leurs amis (45 %), les mauvaises notes (38 %) et le manque d’amis (29 %). Il est à noter que le passage au tableau est redouté par un enfant sur dix.
Lorsqu’on interroge les enfants sur la perception de la place qu’ils occupent dans la société, un sur trois estime être plus heureux que les autres enfants en France et deux tiers plus heureux que les autres enfants dans le monde. S’ils ont à 65 % le sentiment que les gens sont particulièrement heureux en France, ce sentiment est particulièrement plus marqué chez les plus jeunes (69 %) et chez enfants issus des catégories supérieures (72 %). Pour ce qui est de savoir ce qui les rend malheureux, les enfants ont cité les actes terroristes (49 %), le harcèlement scolaire (35 %), le fait que certaines personnes soient malades ou handicapées (33 %) ou encore que certains soient sans abri (25 %).