Société
Les 50-64 ans au travail
Une récente étude de l’Insee analyse le taux d’emploi des 50-64 ans, qualifiés de seniors dans ce travail. Tour de France.
Autant le dire tout de suite, lorsqu’il s’agit de parler d’emplois des seniors (les 50–64 ans donc), il y a l’Île-de-France et le reste du pays. L’Île-de-France est donc une région atypique : le taux d’emploi des seniors y est élevé. Ceci s’explique par le fait que les cadres y sont surreprésentés et y restent en emploi plus longtemps que les autres catégories socioprofessionnelles. De plus, les départs d’Île-de-France sont plus nombreux aux âges de la retraite que dans les autres régions.
A titre d’exemple, en 2017, en France métropolitaine, 61 % des 50-64 ans sont en emploi. Ce taux est minimal dans les Hauts-de-France (56 %) et il est situé entre 56,1 % et 65 % dans toutes les autres régions, sauf en Île-de-France où il culmine à 69 %. L’Auvergne Rhône-Alpes et la Bretagne présentent un beau taux d’emploi. Globalement, l’enquête de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) montre que si le taux d’emploi des seniors ne cesse de s’accroître depuis 2007, il reste assez faible par rapport à d’autres pays en Europe ou dans les économies développées.
Géographie des régions
Les chiffres sur l’emploi des 50-64 ans sont en même temps assez révélateur des contrastes qui peuvent exister entre les différents territoires de l’Hexagone.
Pour ce qui concerne les hommes, le taux d’emploi des seniors est quasiment identique dans toutes les régions. Mais ce n’est pas le cas pour les femmes de cette tranche d’âge : 52 % de celles résidant dans les Hauts-de-France sont en emploi, contre 67 % de celles domiciliées en Île-de-France. On retrouve là encore des différences entre régions : l’écart est très important entre taux d’emploi des femmes et taux d’emploi des hommes dans des régions comme l’Occitanie ou la Bourgogne Franche-Comté alors qu’il est très faible en Pays de la Loire.
On constate également que pour la classe 60-64 ans, dans presque toutes les régions, le taux d’emploi est plus important pour les femmes. «Ainsi, les femmes chercheraient à allonger leur durée d’activité avant de faire valoir leurs droits à la retraite pour compenser davantage d’interruptions de carrières ou des emplois moins rémunérateurs» avancent les analystes de l’Insee.
Dans les régions de l’Ouest comme la Bretagne, les Pays de la Loire, la Nouvelle-Aquitaine ou encore Centre-Val de Loire, les taux d’emploi sont supérieurs à la moyenne de province bien que ces régions attirent de nombreux seniors à l’âge de la retraite. Excepté en Centre-Val de Loire, le taux de chômage des 50-64 ans y est inférieur à la moyenne de province. Dans les Hauts-de-France, le taux d’emploi est faible pour les seniors, et plus généralement pour l’ensemble des 15-64 ans. De plus, le chômage des seniors y est plus important qu’en France métropolitaine.
On peut aussi signaler que les cadres sont moins souvent au chômage que les autres catégories sociales, ont un meilleur état de santé, sont entrés dans la vie professionnelle plus tardivement que les autres actifs et ont tendance à partir en retraite plus tard.
A titre d’exemple, en 2017, en France métropolitaine, 61 % des 50-64 ans sont en emploi. Ce taux est minimal dans les Hauts-de-France (56 %) et il est situé entre 56,1 % et 65 % dans toutes les autres régions, sauf en Île-de-France où il culmine à 69 %. L’Auvergne Rhône-Alpes et la Bretagne présentent un beau taux d’emploi. Globalement, l’enquête de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) montre que si le taux d’emploi des seniors ne cesse de s’accroître depuis 2007, il reste assez faible par rapport à d’autres pays en Europe ou dans les économies développées.
Géographie des régions
Les chiffres sur l’emploi des 50-64 ans sont en même temps assez révélateur des contrastes qui peuvent exister entre les différents territoires de l’Hexagone.
Pour ce qui concerne les hommes, le taux d’emploi des seniors est quasiment identique dans toutes les régions. Mais ce n’est pas le cas pour les femmes de cette tranche d’âge : 52 % de celles résidant dans les Hauts-de-France sont en emploi, contre 67 % de celles domiciliées en Île-de-France. On retrouve là encore des différences entre régions : l’écart est très important entre taux d’emploi des femmes et taux d’emploi des hommes dans des régions comme l’Occitanie ou la Bourgogne Franche-Comté alors qu’il est très faible en Pays de la Loire.
On constate également que pour la classe 60-64 ans, dans presque toutes les régions, le taux d’emploi est plus important pour les femmes. «Ainsi, les femmes chercheraient à allonger leur durée d’activité avant de faire valoir leurs droits à la retraite pour compenser davantage d’interruptions de carrières ou des emplois moins rémunérateurs» avancent les analystes de l’Insee.
Dans les régions de l’Ouest comme la Bretagne, les Pays de la Loire, la Nouvelle-Aquitaine ou encore Centre-Val de Loire, les taux d’emploi sont supérieurs à la moyenne de province bien que ces régions attirent de nombreux seniors à l’âge de la retraite. Excepté en Centre-Val de Loire, le taux de chômage des 50-64 ans y est inférieur à la moyenne de province. Dans les Hauts-de-France, le taux d’emploi est faible pour les seniors, et plus généralement pour l’ensemble des 15-64 ans. De plus, le chômage des seniors y est plus important qu’en France métropolitaine.
On peut aussi signaler que les cadres sont moins souvent au chômage que les autres catégories sociales, ont un meilleur état de santé, sont entrés dans la vie professionnelle plus tardivement que les autres actifs et ont tendance à partir en retraite plus tard.