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Le Geda des 7 Vallées à la recherche de nouveaux membres

Le Geda des 7 Vallées, association féminine du Nord Côte-d’Or créée il y a presque soixante ans, n’a pas prévu de prendre sa retraite. Avec une nouvelle équipe, formée courant 2025, et validée officiellement le 14 décembre, elle a pour objectif de mettre en avant les agriculteurs, hommes comme femmes.

Par Louise Terrillon
Le Geda des 7 Vallées à la recherche de nouveaux membres
La présidente Elise Malandre (à droite), accompagnée de Mélanie Bornot (au centre), trésorière, et d'Armelle Rigollot (à gauche), secrétaire de l’association.

Anciennement appelée « Groupe féminin de vulgarisation agricole », le Groupe d'études et de développement agricole (Geda) des 7 Vallées a d’abord établi ses combats sur la reconnaissance de la femme dans l’agriculture. En 2016, l’association avait recueilli plusieurs témoignages dans un livre, écrit par la présidente de l’époque, Patricia De Waele, et intitulé « Vingt et une nuances de féminité à la ferme ». Aujourd’hui, bien que le Geda souhaite rester dans une énergie féminine, l’objectif est de représenter les agriculteurs et agricultrices, au-delà de toute logique militante : « Il faut banaliser le fait d’être une femme et agricultrice. Pour nous, c’est acté », explique Élise Malandre, agricultrice en polyculture-élevage à Belan-sur-Ource et présidente de l’association. « Notre but c’est de valoriser les agriculteurs, les gens eux-mêmes. On veut pouvoir les faire sourire, leur remonter le moral face aux difficultés de la profession », poursuit-elle.

Une nouvelle équipe

À l’origine de la relève, Élise a commencé par s’entourer d’une nouvelle équipe : « J’ai fait la démarche de relancer l’association après notre dernière assemblée générale. Les anciennes membres partaient à la retraite et je voulais la faire perdurer. » C’est ainsi que Mélanie Bornot, céréalière à Buncey et trésorière, s’est investie au sein du club : « L’idée m’intéressait et je trouvais dommage que cela s’arrête. » L’agricultrice continue sur le fait que le Geda apporte de nombreux avantages en tant que femme : « Je ne connaissais même pas son existence. Il m’a permis de faire de nouvelles rencontres. C’est sympa d’avoir un groupe de femmes du même milieu, avec qui on a des points communs. On partage le même métier, le même quotidien. On peut parler de nos fermes mais aussi de nos enfants, nos vies… ». Armelle Rigollot, exploitante agricole, éleveuse de volaille à Bissey-la-Côte et secrétaire du club ajoute : « L’association permet d’échanger entre nous, de se rendre compte qu’on est confrontée aux mêmes problèmes et qu’on n’est pas seules. »

« Complémentaires »

Malgré une domination masculine, les trois agricultrices se réjouissent de l’avancée des mœurs : « Il y a eu tellement de progrès ces dernières années. » De nos jours où les femmes sont cheffes d’exploitation, Mélanie rappelle néanmoins les difficultés qu’ont pu rencontrer les anciennes générations : « Avant, la femme n’avait pas de statut sur la ferme. Elle y travaillait mais n’était pas reconnue. Désormais, il y a une volonté de recruter des femmes sur le secteur agricole mais on a besoin d’aller les chercher car, bien souvent, elles ont tendance à se mettre des barrières. » « Complémentaires », selon Élise, la mixité des genres est un avantage sur les exploitations : « Personnellement, j’ai moins de technique que mon compagnon. Mais j’ai d’autres qualités comme ma sensibilité, notamment avec les animaux. Un jour, le vétérinaire m’a même avoué que les vaches semblaient plus calmes et sereines depuis mon arrivée sur la ferme. », sourit-elle.

Avis aux candidates

Motivé à redynamiser l’association, le bureau du Geda a déjà quelques idées d’actions. Communication, événements ou tables rondes, ces dernières se sont notamment rapprochées des JA de Laignes-Châtillon-Montigny. Ensemble, ils se lancent dans la création d’un char pour le Tape-Chaudrons de Châtillon-sur-Seine en mars : « On a demandé un coup de main aux JA pour se faire connaître et potentiellement recruter de nouveaux membres. » explique la présidente. « Mais nous aurions ensuite besoin de subventions et d’aides pour développer d’autres projets ». Constitué d’une vingtaine de membres, le Geda souhaite s’ouvrir à de nouvelles adhérentes, voulant s’investir dans l’association : « Techniciennes de coopérative, éleveuses, céréalières, femmes ou filles d’agriculteurs, viticultrices, herboristes… toutes les femmes présentes dans le monde agricole ont leur place au sein du Geda ! » lance Élise. Les candidatures sont ouvertes !

 

Pour contacter l’association, rendez-vous sur le page Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100068116009770