L'équarissage aussi a vécu un été difficile
Les fortes chaleurs ont soumis les élevages à rude épreuve. Un peu partout en France, des surmortalités d'animaux ont été constatées. En Côte-d'Or, la société Secanim, en charge du service d'équarrissage depuis 2025, revient sur la manière dont ces derniers mois ont été gérés.
Si les canicules vécues cet été ont affecté les animaux d'élevage, dans leur bien-être comme dans leurs performances productives, elles ont aussi eu pour conséquence d'entraîner une mortalité plus élevée qu'en temps normal. Cela s'est vérifié partout en France. En Côte-d'Or nous avons sollicité la société Secanim, en charge du marché de l'équarrissage depuis 2025, afin de voir, concrètement, si cette surmortalité s'était également traduite dans le département et comment elle a été gérée. Selon Hervé Fumery, directeur des marchés pour Saria France, dont Secanim est une filiale, sur le département de Côte-d'Or, la comparaison des données de collecte entre la période de fin juin à mi-août 2025 et la même période en 2026 met en évidence une hausse des mortalités animales. « Nous observons, précise-t-il, une augmentation de 13 % pour les bovins, de 14 % pour les porcins et de 19 % pour les volailles. Si la mortalité observée en Côte-d'Or a effectivement été importante durant cette période, elle est néanmoins restée plus modérée que dans certaines autres régions françaises, où les épisodes de fortes chaleurs ont eu un impact encore plus marqué sur les élevages. »
Maintien d'effectifs
Secanim s'est adaptée au contexte en anticipant et en organisant les congés estivaux de ses équipes, ce qui a permis à l'entreprise de maintenir des effectifs opérationnels suffisants et de garantir de bons délais d'enlèvement. Au-delà de la surmortalité, il a aussi fallu prendre en compte un autre effet collatéral des fortes chaleurs : la dégradation accélérée et plus prononcée des animaux morts. « L'état de dégradation plus avancé des cadavres, poursuit Hervé Fumery, a complexifié les opérations de transformation. Pour y faire face, nous rappelons aux éleveurs l'importance de déclarer sans délai tout animal trouvé mort afin de permettre une prise en charge rapide et dans les meilleures conditions possibles. » La Côte-d'Or est un territoire important pour Secanim. Ses équipes y interviennent quotidiennement pour assurer la collecte des animaux morts pour les éleveurs, la collecte de déchets issus de la chasse ainsi que la collecte de suifs et os pour les bouchers.
Soutien partout en France
Dans ce département, cette collecte est assurée depuis le centre Secanim de Curgy, situé à proximité d'Autun en Saône-et-Loire. « Au cours de l'été, précise le directeur, les équipes de Curgy ont apporté leur soutien à plusieurs autres centres Secanim, ailleurs en France, afin de faire face à un accroissement temporaire de l'activité dû à la surmortalité. Cet appui illustre l'esprit de solidarité et d'entraide qui existe entre les différents sites du groupe. Le principe est d'ailleurs réciproque : si un besoin similaire venait à se présenter en Côte-d'Or, les autres centres pourraient à leur tour venir renforcer les équipes locales. » Pour conclure, la société Secanim tenait aussi à remercier l'ensemble des éleveurs de Côte-d'Or qui se sont équipés de bacs d'équarrissage, contribuant ainsi à améliorer les conditions de collecte.
Pour toute suggestion, remarque ou demande d'assistance, le centre de collecte de Curgy est joignable au 03 85 52 18 03, du lundi au vendredi, de 10 heures à midi et de 13 h 30 à 15 h 30.