Et vous, vous en avez combien ?
Vingt-quatre éleveurs de bovins nous transmettent le nombre de leurs jumeaux arrivés ces dernières semaines.
Simple impression ou réalité ? Les paires de jumeaux ont l'air plus nombreuses que d'ordinaire en cette fin d'année. Du moins, c'est une tendance qui nous remonte aux oreilles suite à de récents contacts avec des éleveurs bovins. Nous allons un peu plus loin dans cette réflexion en contactant pas moins de 24 Côte-d'oriens : ces derniers nous font part de leur nombre de jumeaux et comparent leurs chiffres à ceux de 2024. Sur ces 24 résultats obtenus, sept ne sont pas exploitables (la faute, notamment, à un début des vêlages encore trop frais). Il ne reste donc que 17 éleveurs et parmi ces derniers, une majorité (70 %) observe effectivement un nombre grandissant de jumeaux.
En détail
Xavier Germain (Painblanc) : 1 paire de jumeaux sur 7 vêlages, en 2024 : 2 sur 47. Sébastien Ledoux (Allerey) : 0 sur 7, en 2024 : 1 sur 50. Étienne Bourge (Villargoix) : 1 sur 65, en 2024 : 4 sur 65. Cyril Bret (Bure-les-Templiers) : 1 sur 20, en 2024 : 1 sur 55. Franck Debeaupuis (Montberthault) : 2 sur 90, en 2024 : 3 sur 90. Baptiste Bruey (Bellenod-sur-Seine) : 1 sur 30, en 2024 : 1 sur 40. Lionel Lachot (Villeberny) : 5 sur 109, en 2024 : 4 sur 140. Antoine Carré (Verrey-sous-Salmaise) : 0 sur 100, en 2024 : 0 sur 100. David Doyer (Chaudeney-la-Ville) : 5 sur 50, en 2024 : 2 sur 100. Benoît Laprée (Pouilly-en-Auxois) : 2 sur 29, en 2024 : 1 sur 95. Josselin Laligant (Gissey-sous-Flavigny) : 3 sur 60, en 2024 : 0 sur 60. Théo Mazoiller (Vesvres) : 2 sur 80, en 2024 : 8 sur 190. Adrien Ménétrier (Avosnes) : 0 sur 15, en 2024 : 0 sur 80. Franck Jeannin (Chazilly) : 5 sur 190, en 2024 : 5 sur 245. Lucie Poillot (Vandenesse-en-Auxois) : 2 sur 85, en 2024 : 5 sur 130. Mickael Pacaut-Mimeur (Voudenay) : 1 sur 24, 2024 : 6 sur 110. Cédric Bazin (La Rochepot) : 1 sur 20, en 2024 : 2 sur 75. Stéphane Léger (Villargoix) : 0 sur 42, en 2024 : 5 sur 100. Félix Thenadey (Sainte-Sabine) : 0 sur 12, en 2024 : 4 sur 125. Marius Raze (Viévy) : 6 sur 80, en 2024 : 2 sur 135. Nicolas Noireaut (Meilly-sur-Rouvres) : 5 sur 112, en 2024 : 3 sur 160. Flora Loiseau (Meilly-sur-Rouvres) : 1 sur 60, en 2024 : 2 sur 120. Geoffrey Froidurot (Jour-lès-Baigneux) : 0 sur 15, en 2024 : 1 sur 120. Pierrick Tournier (Liernais) : 2 sur 35, en 2024 : 6 sur 160.
Oui, mais pourquoi ?
Béatrice Lamblin, vétérinaire à Venarey-Les Laumes, observe elle aussi un nombre plus important de jumeaux cette année. « Il n'y a pas photo, mes collègues et moi le voyons facilement au sein de notre clientèle. Trouver une explication est en revanche un peu plus délicat ! Il y a une part d’hérédité dans les gémellités, comme chez les humains, mais cela n'explique pas pourquoi il y aurait davantage de jumeaux en 2025 ! Je pense qu'une bonne partie de la réponse tourne autour de l'alimentation. C'est bien connu chez les moutons, c'est en revanche un peu plus flou chez les bovins, mais je suppose qu'il y a des points communs : les apports alimentaires, notamment protéiques et surtout énergétiques, vont jouer sur la prolificité, sur le nombre de follicules recrutés puis fécondés. Il y a très probablement eu quelque chose de plus favorable cette année, à la mise à la reproduction ».