Entre agnêlage et chevrotage
Méline Fenouillet, éleveuse de chèvres et de brebis à Villiers-Louis, s'occupe avec attention des nouveau-nés qui intègrent son exploitation.
Jeudi 12 février, Méline Fenouillet s'occupe des derniers agnelages prévus pour la période. Dans son unique ancien bâtiment situé à Villiers-Louis, elle compte près de « vingt et une naissances » d'agneaux de trois races différentes : « le noir du Velay, la thones-martod et la race lacaunaise ». Les brebis de la Chèvrerie des Dames Douces sont principalement destinées à la consommation de viande. Associée à ses deux frères Damien et PierLouis Fenouillet, elle est l'unique exploitante en charge de l'élevage. « Mes frères s'occupent de la partie céréales, avec près de 70 hectares de surfaces fourragères. Nous cultivons principalement du méteil, de l'orge, du pois, du tritical et de la luzerne », liste-t-elle avant d'ajouter que « nous sommes approximativement autonomes à 98 % ». Les seuls nutriments achetés sont « des minéraux et du tourteau des Terres du Pays d'Othe ». Une période d'agnelage qu'elle confie « s'être bien passée », car « nous avons eu une intervention sur une seule mise bas ». De manière générale « nous sommes davantage dans l'observation que dans l'action. Les brebis sont assez autonomes au cours des mises bas ».
Un bon début d'année
En traversant la route, nous découvrons les deux nouveaux bâtiments construits grâce aux subventions versées par l'Agence de l'Eau, leur permettant d'avoir accès à davantage de conforts… avec une nouvelle salle de traite, des lumières et des locaux groupés au même endroit. Méline Fenouillet confie « son soulagement ». Grâce à la nouvelle salle de traite, « nous pourrons potentiellement être plus efficaces ». En entrant dans la salle, les bêlements se font entendre. Avec près de cent cinq chèvres alpines et saanen, Méline Fenouillet débute les chevrotages. « Nous comptons déjà près de six petits auprès de leurs mères », manifeste-t-elle, le sourire aux lèvres. Dès lors que la première naissance est réalisée, les autres se « déclenchent à la suite très rapidement » et comme pour les agnelages, les chèvres sont autonomes. « Ce sont plus des moments d'observation que d'action et d'agissement ». Destinées à l'élevage laitier, les chevrots peuvent utiliser le lait de leurs mères jusqu'à trois mois. Par la suite, « c'est le lait en poudre qui est privilégié ». Avec le lait de chèvres, la Chèvrerie des Dames Douces réalise « de la féta, des apéri-chèvres, des bûches, du crottin et de la tomme ». Au-delà de ça, l'exploitation possède un verger où du ratafia et du jus de pomme sont produits. Dans les prochains mois, la Chèvrerie des Dames Douces proposera un nouveau produit, à l'occasion de l'ouverture de la nouvelle boutique.