Tourisme rural
Créer un gîte, une affaire commerciale à bien préparer
Il y a les citadins qui rêvent de revenir au pays et de faire revivre la grange du grandpère et les agriculteurs qui souhaitent diversifier le revenu de l’exploitation.
Et puis il y a la réalité économique. Créer un gîte ou des chambres d’hôtes nécessite une vraie réflexion avant de se lancer. Pour autant, ce n’est pas mission impossible. Le tourisme rural représente près d’un tiers de la fréquentation touristique française (30,3% des nuitées : 289 819 nuitées). Selon le ministère du tourisme, «il bénéficie de l’étalement des séjours dans le temps».
Selon la Fédération nationale de Gîtes de France, «le prix moyen est de 464 euros par semaine en gîte (soit 19,20 euros par nuitée par personne), 67,80 euros par nuitée pour 2 personnes pour une chambre d’hôtes et de 18,60 euros par nuitée par personne en gîte de groupe. Ceci représente un revenu brut annuel de 10 740 euros pour un propriétaire de gîte, de 18 590 euros pour un propriétaire de chambre d’hôtes et de 38 370 euros par an pour un détenteur de gîte de groupes. Le service table d’hôtes rapporte en moyenne 5 350 euros supplémentaires aux structures qui en sont dotées».
Pour autant, l’accueil d’hôtes n’est pas un eldorado sans souci. Il faut tout d’abord savoir vers quel type d’hébergement se tourner :
gîte (bâtiment indépendant, souvent loué à la semaine et pouvant accueillir plus de 2 personnes, meublé et équipé d’une cuisine), chambre d’hôtes (dans l’habitation de l’hôte) avec un service de petit-déjeuner et éventuellement une table d’hôtes (l’hôte prépare
et partage un repas avec les touristes).
Puis évaluer l’ampleur des travaux à réaliser pour mettre l’hébergement aux normes. En plus du gros oeuvre, il faut penser aux spécificités choisies :
accueil des personnes handicapées, gîte «écolo» - du bâtiment BBC aux toilettes sèche-, qualité de l’hébergement (Gîtes de France classe les établissements par épis). Il faut aussi rechercher d’éventuelles sources d’aides (subventions du département ou de la région…) pour financer les travaux. Les fédérations (Gîtes de France, Bienvenue à la Ferme…) apportent des conseils et une aide technique qui peuvent s’avérer précieuses à ce stade du projet. Il ne faut pas négliger les contraintes administratives (comme l’autorisation de la mairie, par exemple), les règles de sécurité et le temps de travail induit par la gestion des hébergements.
Complément de revenu
Le gîte ou la chambre d’hôtes sont plus un complément de revenu qu’un revenu à part entière. Gîtes de France souligne que «le taux d’occupation moyen des hébergements en milieu rural est de 40,9 % avec une saisonnalité marquée de l’activité et une forte disparité d’un département et d’un hébergement à l’autre. On estime la durée moyenne de location d’un gîte à 16,9 semaines par an, à 254 jours par an pour une maison d’hôtes (551 nuitées par personne par maison d’hôtes, 199 par chambre) et à 19,6 semaines par an pour un gîte de groupe».
Autre incontournable, la communication.
Être visible est essentiel. Il faut, aujourd’hui, pouvoir être visible sur Internet (site avec des photos, un contact, les tarifs, page Facebook) et réactif : réponse personnalisée, suivi du dossier. Le référencement est tout aussi important. Pour cela, l’affiliation à un réseau national aide beaucoup à obtenir des résultats.
Enfin, il ne faut pas négliger le temps de travail que cela nécessite : être présents à l’arrivée des hôtes, passer un peu de temps avec eux pour leur présenter la région, préparer les petits-déjeuners et les repas, nettoyer les chambres, maintenir le site Internet et la page Facebook, gérer les réservations… Ni l’importance de l’accueil : sourire et disponibilité sont une carte à jouer pour fidéliser des hôtes ou bénéficier du bouche-à-oreille pour l’avenir.
Selon la Fédération nationale de Gîtes de France, «le prix moyen est de 464 euros par semaine en gîte (soit 19,20 euros par nuitée par personne), 67,80 euros par nuitée pour 2 personnes pour une chambre d’hôtes et de 18,60 euros par nuitée par personne en gîte de groupe. Ceci représente un revenu brut annuel de 10 740 euros pour un propriétaire de gîte, de 18 590 euros pour un propriétaire de chambre d’hôtes et de 38 370 euros par an pour un détenteur de gîte de groupes. Le service table d’hôtes rapporte en moyenne 5 350 euros supplémentaires aux structures qui en sont dotées».
Pour autant, l’accueil d’hôtes n’est pas un eldorado sans souci. Il faut tout d’abord savoir vers quel type d’hébergement se tourner :
gîte (bâtiment indépendant, souvent loué à la semaine et pouvant accueillir plus de 2 personnes, meublé et équipé d’une cuisine), chambre d’hôtes (dans l’habitation de l’hôte) avec un service de petit-déjeuner et éventuellement une table d’hôtes (l’hôte prépare
et partage un repas avec les touristes).
Puis évaluer l’ampleur des travaux à réaliser pour mettre l’hébergement aux normes. En plus du gros oeuvre, il faut penser aux spécificités choisies :
accueil des personnes handicapées, gîte «écolo» - du bâtiment BBC aux toilettes sèche-, qualité de l’hébergement (Gîtes de France classe les établissements par épis). Il faut aussi rechercher d’éventuelles sources d’aides (subventions du département ou de la région…) pour financer les travaux. Les fédérations (Gîtes de France, Bienvenue à la Ferme…) apportent des conseils et une aide technique qui peuvent s’avérer précieuses à ce stade du projet. Il ne faut pas négliger les contraintes administratives (comme l’autorisation de la mairie, par exemple), les règles de sécurité et le temps de travail induit par la gestion des hébergements.
Complément de revenu
Le gîte ou la chambre d’hôtes sont plus un complément de revenu qu’un revenu à part entière. Gîtes de France souligne que «le taux d’occupation moyen des hébergements en milieu rural est de 40,9 % avec une saisonnalité marquée de l’activité et une forte disparité d’un département et d’un hébergement à l’autre. On estime la durée moyenne de location d’un gîte à 16,9 semaines par an, à 254 jours par an pour une maison d’hôtes (551 nuitées par personne par maison d’hôtes, 199 par chambre) et à 19,6 semaines par an pour un gîte de groupe».
Autre incontournable, la communication.
Être visible est essentiel. Il faut, aujourd’hui, pouvoir être visible sur Internet (site avec des photos, un contact, les tarifs, page Facebook) et réactif : réponse personnalisée, suivi du dossier. Le référencement est tout aussi important. Pour cela, l’affiliation à un réseau national aide beaucoup à obtenir des résultats.
Enfin, il ne faut pas négliger le temps de travail que cela nécessite : être présents à l’arrivée des hôtes, passer un peu de temps avec eux pour leur présenter la région, préparer les petits-déjeuners et les repas, nettoyer les chambres, maintenir le site Internet et la page Facebook, gérer les réservations… Ni l’importance de l’accueil : sourire et disponibilité sont une carte à jouer pour fidéliser des hôtes ou bénéficier du bouche-à-oreille pour l’avenir.
60 ans
Gîtes de France fête ses 60 ans d’existence en 2015.
Le leader français et européen de l’hébergement chez et par l’habitant compte 47 000 adhérents propriétaires et 60 000 hébergements dont 82% sont situés en milieu rural.
C’est à la fois une fédération, un label de qualité et la 3ème marque de tourisme la plus connue des Français. Elle a commandé une étude économique, réalisée de novembre 2014 à mars 2015.
Le volume d’affaires de Gîtes de France est de 645,9 milliards d’euros avec 28,7 millions de nuitées par personne, les activités de table d’hôtes et des gîtes de groupes. La majeure partie du parc est composée de gîtes (48 030 gîtes). Viennent ensuite les 9 690 maisons d’hôtes (26 807 chambres) et les 1 550 gîtes de groupes.
Le leader français et européen de l’hébergement chez et par l’habitant compte 47 000 adhérents propriétaires et 60 000 hébergements dont 82% sont situés en milieu rural.
C’est à la fois une fédération, un label de qualité et la 3ème marque de tourisme la plus connue des Français. Elle a commandé une étude économique, réalisée de novembre 2014 à mars 2015.
Le volume d’affaires de Gîtes de France est de 645,9 milliards d’euros avec 28,7 millions de nuitées par personne, les activités de table d’hôtes et des gîtes de groupes. La majeure partie du parc est composée de gîtes (48 030 gîtes). Viennent ensuite les 9 690 maisons d’hôtes (26 807 chambres) et les 1 550 gîtes de groupes.