Prévention
Attention aux risques de chutes (partie 2: des situations à risques)
Les chutes de hauteur représentent la troisième cause d’accidents mortels en agriculture. On en compte plus de 20 par jour avec pour conséquence un arrêt d’activité moyen de plus de 90 jours.
Dans le secteur agricole, les chutes de hauteur sont à l’origine de 4 000 accidents du travail par an, soit plus de 10% d’entre eux et constituent la troisième cause d’accidents du travail mortels des exploitants.
L’idéal, pour pallier à cet état de fait, est d’anticiper et de prendre en considération ce risque dès la conception des lieux de travail puis lors d’un changement organisationnel ou technique mais aussi dès l’arrivée d’un nouveau salarié. «Les chutes de hauteur représentent un risque majeur souvent sous-estimé. C’est pourquoi, avant d’envisager un travail en hauteur, il est important de se poser les bonnes questions», souligne Marie-Pierre Dupont, conseillère en prévention.
Quatre questions à se poser
Afin d’évaluer le risque d’une intervention de ce type, il faut s’interroger sur quatre points. Puis-je travailler depuis le sol (est-il possible d’éviter le risque)? Si non, pouvez-vous mettre en place une installation permanente fixe ? Si non, pouvez-vous utiliser des équipements temporaires mobiles ? Si non, pouvez-vous utiliser des équipements de protection individuelle ? «Si on répond négativement à toutes ces questions, alors il faut faire appel à un professionnel spécialisé. Si on répond positivement à l’une d’entre elles, il faut ensuite adopter de bons réflexes. Autrement dit, avant la mise en route du chantier, il faut le préparer et l’organiser pour travailler dans de bonnes conditions, choisir le matériel adapté, informer - former les salariés. Au niveau de la sécurité, un plan de prévention des risques sera obligatoirement réalisé», explique la conseillère.
Les bons gestes à avoir pour éviter l’accident
Près de 40 % des accidents ont lieu lors de la montée-descente d’un tracteur avec principalement des entorses ou des fractures très invalidantes. En moyenne par accident, il faut compter 57 jours d’arrêt de travail. «Vous trouvez toujours de bonnes raisons de sauter quelques marches plutôt que de descendre normalement, dans l’idée de gagner du temps. Or, pour quelques secondes gagnées à chaque descente du tracteur, sauter c’est prendre le risque de perdre beaucoup: démarches administratives, retard dans les travaux, surcoût financier, stress, arrêt de travail».
Il est donc recommandé pour la descente/montée du tracteur, d’utiliser des chaussures de travail appropriées, de faire tomber la terre du marchepied et de laisser de l’espace libre près de la porte, de descendre face au tracteur, sans sauter, véhicule à l’arrêt, frein à main serré, et de se servir de 3 points d’appui :
2 pieds et 1 main ou 2 mains et 1 pied.
La sécurisation de l’activité peut également passer par l’acquisition de matériel ou/et l’adaptation des installations existantes.
«Ensuite, pour éviter d’être contraint à descendre, une organisation efficace du travail peut limiter le nombre de montées et descentes et le travail d’urgence».
Vous pouvez bénéficier d’un accompagnement sur des aménagements techniques, sur la mise en place de réunions collectives de sensibilisation à ces risques, sur des actions de formation et sur des dossiers d’aides financières.
L’idéal, pour pallier à cet état de fait, est d’anticiper et de prendre en considération ce risque dès la conception des lieux de travail puis lors d’un changement organisationnel ou technique mais aussi dès l’arrivée d’un nouveau salarié. «Les chutes de hauteur représentent un risque majeur souvent sous-estimé. C’est pourquoi, avant d’envisager un travail en hauteur, il est important de se poser les bonnes questions», souligne Marie-Pierre Dupont, conseillère en prévention.
Quatre questions à se poser
Afin d’évaluer le risque d’une intervention de ce type, il faut s’interroger sur quatre points. Puis-je travailler depuis le sol (est-il possible d’éviter le risque)? Si non, pouvez-vous mettre en place une installation permanente fixe ? Si non, pouvez-vous utiliser des équipements temporaires mobiles ? Si non, pouvez-vous utiliser des équipements de protection individuelle ? «Si on répond négativement à toutes ces questions, alors il faut faire appel à un professionnel spécialisé. Si on répond positivement à l’une d’entre elles, il faut ensuite adopter de bons réflexes. Autrement dit, avant la mise en route du chantier, il faut le préparer et l’organiser pour travailler dans de bonnes conditions, choisir le matériel adapté, informer - former les salariés. Au niveau de la sécurité, un plan de prévention des risques sera obligatoirement réalisé», explique la conseillère.
Les bons gestes à avoir pour éviter l’accident
Près de 40 % des accidents ont lieu lors de la montée-descente d’un tracteur avec principalement des entorses ou des fractures très invalidantes. En moyenne par accident, il faut compter 57 jours d’arrêt de travail. «Vous trouvez toujours de bonnes raisons de sauter quelques marches plutôt que de descendre normalement, dans l’idée de gagner du temps. Or, pour quelques secondes gagnées à chaque descente du tracteur, sauter c’est prendre le risque de perdre beaucoup: démarches administratives, retard dans les travaux, surcoût financier, stress, arrêt de travail».
Il est donc recommandé pour la descente/montée du tracteur, d’utiliser des chaussures de travail appropriées, de faire tomber la terre du marchepied et de laisser de l’espace libre près de la porte, de descendre face au tracteur, sans sauter, véhicule à l’arrêt, frein à main serré, et de se servir de 3 points d’appui :
2 pieds et 1 main ou 2 mains et 1 pied.
La sécurisation de l’activité peut également passer par l’acquisition de matériel ou/et l’adaptation des installations existantes.
«Ensuite, pour éviter d’être contraint à descendre, une organisation efficace du travail peut limiter le nombre de montées et descentes et le travail d’urgence».
Vous pouvez bénéficier d’un accompagnement sur des aménagements techniques, sur la mise en place de réunions collectives de sensibilisation à ces risques, sur des actions de formation et sur des dossiers d’aides financières.
Formation
La MSA met en place une journée de formation «Stop aux chutes» pour réfléchir à vos situations à risques, vous aider à trouver vos solutions et pouvoir échanger entre pairs ; animée par un conseiller en prévention, la formation se déroule dans une entreprise de votre région. Les conseillers en prévention, les médecins du travail et les infirmiers de santé au travail sont là pour répondre à chaque situation.
Un test en ligne vous permet d’évaluer votre niveau de prévention sur les chutes de hauteur.
Pour toutes informations, renseignez-vous auprès de votre MSA.
NOTE : Pour en savoir plus : www.msa.fr, dépliant stop aux chutes : des solutions adaptées à vos besoins.
Un test en ligne vous permet d’évaluer votre niveau de prévention sur les chutes de hauteur.
Pour toutes informations, renseignez-vous auprès de votre MSA.
NOTE : Pour en savoir plus : www.msa.fr, dépliant stop aux chutes : des solutions adaptées à vos besoins.