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Grandes cultures

Adapter la conduite sans céder à la précipitation

Les précipitations abondantes compliquent les interventions dans les céréales d’hiver et retardent les semis d’orge de printemps en Bourgogne-Franche-Comté. Si la prudence s’impose pour ajuster fertilisation et protection, les références techniques invitent à raisonner sereinement, dans un contexte agronomique globalement favorable mais économiquement contraint.

Par Alexandre Coronel
Adapter la conduite sans céder à la précipitation
Les conditions météorologiques très pluvieuses contraignent à différer les interventions sur les céréales d’hiver.

Depuis l’automne, la pluviométrie cumulée atteint 300 à 400 mm dans de nombreux secteurs de Bourgogne-Franche-Comté (BFC), des niveaux comparables à l’an dernier. Résultat : les sols restent fréquemment impraticables, retardant les désherbages de rattrapage et les premiers apports d’azote, traditionnellement réalisés au tallage. Les blés sont aujourd’hui majoritairement à ce stade, avec quelques parcelles précoces atteignant le décollement de l’épi. Pour autant, les références régionales incitent à relativiser ces retards. « Pour celles et ceux qui n’ont pas pu faire de premier passage, pas d’inquiétude ! Il existe une grande souplesse dans les dates d’apport, sans impact sur le potentiel si le premier apport est décalé », rappelle Émeric Courbet, technicien à la Chambre d’agriculture de Haute-Saône. Les essais conduits en BFC montrent en effet qu’un apport d’azote différé reste pl...

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