Race Brune
Des retrouvailles tant attendues

AG
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Les journées châtillonnaises reviennent le week-end des 4 et 5 juin, avec le concours de la race Brune, une vente aux enchères, une soirée éleveurs et un concours de jeunes présentateurs.

Des retrouvailles tant attendues
Les éleveurs du syndicat départemental, réunis en assemblée générale le 17 mai au Gaec Colson, à Moloy.

La dernière édition date de 2019. Trois ans, ça fait long, très long. Les éleveurs de race Brune ont d'autant plus envie de se retrouver les 4 et 5 juin pour leur grand concours de Châtillon-sur-Seine. L'évènement part déjà sur des chapeaux de roue avec près de 40 élevages et 140 animaux inscrits. « Nous sommes sur de très bonnes bases, le record ne doit pas être bien loin », observe Alain Terrillon, président de la Fédération Gen Brune, qui souligne une très belle implication des Côte-d'Oriens mais aussi de leurs collègues de l'Ain, d'Alsace, de Meurthe-et-Moselle, de la Haute-Saône et du Nord. « Ce regain de motivation après ces deux années presque mortes en terme d'évènements est une grande satisfaction, nous avons besoin de retrouver notre traditionnelle cohésion. La Brune est attractive pour un tas de raisons, y compris par l'ambiance qui règne autour des rings », souligne l'éleveur du village de Griselles. Mickaël Clerget, président du syndicat départemental, partage ce même optimisme : « Tout le monde a répondu à nos invitations, y compris les sponsors. La mobilisation s'annonce exemplaire. Merci encore à la ville de Châtillon, qui nous accorde une nouvelle fois sa confiance. En ce qui concerne les concours, nous avons allégé les critères d'entrée pour mobiliser un maximum de monde, nous avons par exemple retiré les contraintes de production sur les génisses, il s'agira d'un Open. La région Est sera très bien représentée, la convivialité et l'esprit de famille seront là !».

Emplettes et restauration

La vente aux enchères débutera après les concours, à 18h30. Onze lots sont à acquérir. Benoît Colson, président de Brune Expansion, annonce une très haute valeur génétique: « Thomas Gérouville, technicien à BGS, n'a retenu que de la qualité dans la sélection qu'il a réalisée. Il y a des embryons, des génissons, des génisses pleines et des vaches en lactation. La mise à prix variera selon les catégories ». Alain Terrillon salue le travail de Brune Génétique Services : « ces différents lots sont au top de la morphologie et au top des index, peu de personnes auraient laissé partir de tels joyaux de leur élevage. Cette mise à disposition est à saluer. Espérons désormais que les personnes qui ont joué le jeu soient dignement récompensées lors de la vente, avec de belles enchères ». L'ultime rendez-vous de ce 4 juin sera la soirée entre éleveurs, très attendue elle aussi. Un buffet dinatoire convivial et festif est proposé sur réservation. Nul doute que les éleveurs sauront arroser dignement l'évènement après deux années d'abstinence... Le concours des jeunes présentateurs sera le point d'orgue du dimanche 5 juin, avec des animations à destination des plus jeunes générations, qui assureront l'avenir de la race dans les prochaines années.

Infos pratiques

Le programme10h : concours génisses et championnat, 11h45 : remise des prix spéciaux, 12h : visite officielle/repas, 13h30 : concours vaches (championnat espoir, jeune), 17h15 : championnat adulte, 17h30 : grande championne, 17h45 : challenge inter-départemental, 18h30 : vente aux enchères, 21h : soirée des éleveurs. Dimanche 5 juin, 14h : challenge jeunes présentateurs, animations grand public, défilé des enfants.

Les lots de la vente

Lot 1 : deux embryons Tamboy P séxé ou A1 conventionnel, lot 2 : deux embryons Rockeur sexé sur la famille Majesté, lot 3 : Tenebreuse (Optimal x Penombre TB85), lot 4 : Salerne (Parmesan x Antonov Palerme B+84), lot 5 : Store (Pactole x Payssli Inodore B+84), lot 6 : Solsiane (O Malley x Jeroboam Oliane B+83), lot 7 : Sampa (Tu SG x Superstar Patience TB85), Religieuse (Melchior x Verdi Lunineuse B+84), lot 9 : Reinette (Lennox x Coquin Nuisette TB85), lot 10 : Ramure (Malcom x Lacker Nounou B+84), lot 11 : Racine (Bays x Jaguar CH note B+84). Informations sur les lots : 06 80 00 95 11, thomas.gerouville@union-bgs.com

 

En famille
Virginie Brion.

En famille

Virginie Brion, éleveuse à Villotte-sur-Ource, sera présente avec son compagnon Richard ainsi que leurs filles Elsa et Emmy : « Nous emmenons deux vaches et trois génisses. Elsa et Emmy participeront au concours des jeunes présentateurs, elles y vont depuis qu'elles sont toute petites et ont vraiment hâte d'y être après l'annulation des deux dernières éditions ! Nous sommes déjà allés le 15 mai à la fête du lait à Fromenteau avec une vache montbéliarde, nos filles ont également pris part aux concours de présentation. Ce sont de très bons moments, cela fait du bien de ressortir dans de tels évènements entre éleveurs, l'ambiance entre copains nous avait beaucoup manqué depuis tout ce temps !». Les membres de la SCEA des 4 Chênes remercient d'avance Théo Maitrot, jeune de Louesme et apprenti à la MFR de Quetigny, qui assurera la traite des vaches durant ce concours.

Point conjoncture
Mickaël Clerget.

Point conjoncture

Les effectifs de vaches brunes ont légèrement fléchit ces derniers mois en Côte-d'Or. « Les élevages existants sont au taquet et ne peuvent plus absorber ni se répartir les productions qui arrêtent », fait remarquer Mickaël Clerget. Les remises aux normes et réinvestissements pour loger davantage de vaches deviennent plus que limités avec des prix de matériaux qui explosent. L'éleveur de Courcelles-Frémoy se préoccupe également de l'avenir du lait bio : « Je suis moi-même concerné... Beaucoup d'éleveurs s'interrogent devant des écarts de prix qui se réduisent comme peau de chagrin entre le conventionnel et le bio. Les contraintes administratives, de bien-être animal et tout ce qui entre dans le cahier des charges de l'agriculture biologique posent de plus en plus questions, qui restent sans réponses. Les éleveurs doivent là aussi réinvestir mais ne le peuvent pas. Pour ne rien arranger, le cahier des charges bio a été réécrit cette année et comporte de nouvelle contraintes... Le lait bio a t-il encore de l'avenir ? Qu'elle sera la situation dans six mois ? Même nos techniciens ne peuvent pas nous répondre ».