Exercice militaire
Un exercice de franchissement militaire présenté à Pontailler-sur-Saône

Berty Robert
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Du 24 au 30 mars, 400 militaires du 19e Régiment du Génie de Besançon ont réalisé un exercice, sur les départements de la Haute-Saône et de Côte-d’Or. Le 30 mars, ils ont réalisé une démonstration de franchissement de rivière à Pontailler-sur-Saône.

Un exercice de franchissement militaire présenté à Pontailler-sur-Saône
Parmi les engins de franchissement de cours d'eau présentés à Pontailler, on trouvait cet impressionnant pont flottant de 44 tonnes.

Le franchissement d’un cours d’eau est une opération risquée pour une armée : c’est là que les soldats et le matériel sont le plus exposés à des actions ennemies, sans possibilité de s’abriter. Cette situation, l’actuelle guerre en Ukraine l’illustre de manière terrible. C’est aussi ce conflit qui était présent, en arrière-plan de l’exercice militaire nommé « Labouerie » et effectué en Haute-Saône et Côte-d’Or, entre le 24 et le 30 mars. Il a pris fin le 30 mars à Pontailler-sur-Saône, dans l’est de la Côte-d’Or, par une démonstration de franchissement de la Saône. 400 militaires du 19e Régiment de Génie (RG), basé à Besançon, étaient mobilisés, ainsi que de nombreux matériels. Ce n’est pas un secret : le conflit ukrainien a fait remonter fortement la conscience du risque guerrier dans toute l’Europe. Il est donc normal que les armées rehaussent leur niveau de préparation face à une menace potentielle. En présentant les matériels rassemblés à Pontailler-sur-Saône (postes de commandement mobiles, ponts flottants, drones, armes…) le Général de brigade Renaud de l’Estoile rappelait que l’armée française apprenait beaucoup du conflit en cours dans l’est de l’Europe.

De 33 grammes à 44 tonnes

Des enseignements qui ont nourri l’exercice « Labouerie ». Pour le public venu assister à la démonstration, c’était l’occasion de découvrir les différents moyens aptes à permettre le franchissement d’une rivière à des camions ou des blindés. Notamment un pont motorisé de 44 tonnes auquel il ne faut que 6 minutes pour se déployer. Mais on pouvait aussi voir à l’œuvre un drone de reconnaissance de… 33 grammes, capable d’aller observer des lignes ennemies en totale discrétion. Cet exercice permettait également de découvrir les pratiques et l’équipement de nageurs de combat. Pour le 19e RG, c’était l’occasion de s’entraîner en terrain libre, hors des sites d’entraînement internes à l’armée. Comme le soulignait son commandant, le Colonel Gaëtan Clin, ce régiment « combat, d’un bras, mais de l’autre, il façonne l’espace terrestre sur lequel évolue l’armée ». Lors de cet exercice, des militaires du 511e Régiment du Train (RT) d’Auxonne, en Côte-d’Or, ont été associés.