La moisson a commencé sous une chaleur caniculaire avoisinant les 40 °C par endroits. Une année encore singulière pour Thomas Delporte, exploitant à La Marche. 

Une chaleur alarmante
L'exploitation de Thomas Delporte fait 66 ha dont 19 ha situés à La Marche.

« D’habitude je fais une moyenne de 68 quintaux sur cette parcelle d’orge à La Marche. Là, à vu de nez je vais plus être sous la barre des 60. Au niveau PS, je suis entre 64 et 65 ce qui n’est pas mal sans être exceptionnel » détaille Thomas Delporte ayant commencé ses moissons environ 15 jours plus tôt qu’à l’accoutumée, soit vers le 15 - 16 juin.

En détail

« Conseillé par la FDGEDA du Cher, je travaille en mélange de 4 variétés, ce qui me permet d’éviter le décrochage variétal et de limiter la verse. De plus, ces variétés sont principalement résistantes J.N.O. ».

Eau de vie

« Depuis mi-mai, mon exploitation est devenue quasi 100 % irrigable grâce à la remise en route du forage existant. Mais, suite à un souci lors de la mise en route sur la canalisation desservant ce champ, je n’ai pu arroser l’orge au moment critique durant les grosses chaleurs, d’où ce résultat ! Aujourd’hui, avec la tournure que prend le climat, je vois difficilement l’avenir de l’agriculture dans des terres caillouteuses de notre région. Donc, oui, l’irrigation me permettra désormais de sécuriser davantage ma petite exploitation de 66 ha et de mieux aborder le futur ».

Changement

Il poursuit : « Même si certains ont déjà commencé à se poser des questions et à mettre des choses en place, nous allons devoir tous réfléchir à l’introduction de nouvelles pratiques afin de nous prémunir contre le réchauffement climatique. Je pense notamment à la réintroduction de haie ou encore des arbres solitaires. Mais, le milieu agricole n’est pas le seul qui doit agir, car seuls nous ne pourrons pas faire grand-chose ».

 

photo supplémentaire
Thomas Delporte est aidé durant la moisson par son épouse Mathilde (ici en train de manoeuvrer la moissonneuse).