Un véritable raz de marée pour l'agriculture européenne
Puissance agricole de premier plan, l'Ukraine parie beaucoup sur une future adhésion à l'Union européenne. Sauf que cet élargissement aurait de très importantes conséquences pour les agricultures d'autres pays de l'Union et notamment de la France. Le sujet fait débat.
En quelques années, l’Ukraine est devenue une puissance agricole de premier plan. L’agriculture y joue un rôle clef contribuant à 20 % du PIB du pays et représentant la moitié de ses exportations, indiquait Marie-Claude Maurel, géographe, directrice d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) lors de la conférence sur « l’Union européenne et l’Ukraine : évolution des négociations agricoles », organisée par Agridées, fin septembre à Paris. En 2024, ce pays était le premier exportateur mondial d’huile de tournesol (voir encadré), le 4e pour le maïs, le 6e pour le blé, le soja et la volaille. Cette puissance, elle la doit à l’étendue de ses surfaces agricoles, à la richesse de ses sols (les fameux tchernozioms), à l’utilisation des technologies occidentales (OGM notamment) ainsi qu’à l’émergence d’agro-holdings de plus en plus prépondérantes. Exploit...
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