Des investissements agricoles sous pression réglementaire
Depuis trois décennies, les exploitations agricoles connaissent une transformation structurelle. Pour compenser le déclin de la main-d’œuvre et respecter un cadre législatif et réglementaire toujours plus important, la ferme France a intensifié son recours au capital productif comme le montre une étude de l'Insee (1).
Selon l'Insee, les agriculteurs ont beaucoup plus investi dans leurs exploitations : la part de leurs richesses (formation brute de capital fixe (FBCF) rapportée à la valeur ajoutée brute) consacrée à l'achat de matériel ou de bâtiments est passée de 23,4 % (entre 1990 et 1994) à 37,5 % (entre 2020 et 2024). Cette hausse de 14,1 points dépasse nettement celle du reste de l'économie (+ 2,7 points pour les entreprises non financières, à 21,7 %). Cette modernisation des outils de production s'inscrit dans un contexte de forte érosion démographique. L’emploi agricole total a chuté de 50,9 % depuis 1990 (-722 500 équivalents temps plein - ETP), pour s'établir à 696 100 ETP en 2024. Le nombre d'exploitations en France métropolitaine est tombé à 349 600 (-62,2 % par rapport aux 924 000 fermes recensées en 1990). Pour gérer des structures agrandies tout en se conformant à l’inflation législative, les agriculteurs ont &ea...
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