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Conférence

Regard sur une agriculture qui doit réagir

Invité par le Crédit Agricole Champagne-Bourgogne, l'économiste de l'Inrae Vincent Chatellier a livré une analyse sur l'agriculture française qui démontre à la fois la nécessité de redresser la barre, mais des fondamentaux pas si dégradés qu'on le dit parfois.

Par Berty Robert
Regard sur une agriculture qui doit réagir
Vincent Chatellier : « Ce n'est pas parce que des problèmes à court terme se posent en agriculture qu'on doit refuser de réfléchir au long terme. »

« Qui ne voit pas au loin verra ses ennuis de près ». Cette citation de l'ancien ministre de l'Agriculture Edgar Pisani par Vincent Chatellier résumait bien l'esprit dans lequel s'insérait l'intervention de cet économiste agricole de l'Inrae. Invité le 23 septembre au château d'Arcelot, près de Dijon, par le Crédit Agricole Champagne-Bourgogne, il soulignait que si des problèmes se posent à l'agriculture en cette année 2026 et réclament des réponses de court terme, cela ne doit pas empêcher de penser le long terme. Sur ce point, Vincent Chatellier avait du grain à moudre. Tenant d'un discours lucide, parfois décoiffant, cet ingénieur formé en partie à Dijon a livré une analyse démontrant la nécessité pour l'agriculture française de corriger une dérive qui s'aggrave depuis plusieurs années, mais qui conserve de sérieux atouts pour se renforcer sur son marché intérieur et préserver sa puissance exportatrice. Face à l'atmosphère de fin...

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