Les bons réflexes pour préserver les fourrages et les prairies
Après un été marqué par la chaleur et le manque d’eau, les éleveurs cherchent désormais à sécuriser leurs stocks fourragers et à préparer la reprise des prairies. Soline Schetelat, ingénieure agronome à l’Institut de l’élevage (Idele), détaille les principaux leviers à activer dans les prochaines semaines.
Quel est le premier réflexe à adopter face à un déficit fourrager ? Soline Schetelat : « La première chose à faire est d’établir un bilan fourrager. Pour l’hiver, il s’agit de comparer les besoins prévisionnels du troupeau selon les lots et les stades physiologiques, avec les stocks disponibles : reports de l’année précédente, récoltes de cette année, achats prévus et contribution attendue du pâturage d’automne et du printemps prochain. Pour le printemps, mieux vaut retenir une hypothèse pessimiste, notamment après un hiver très humide qui pourrait retarder la mise à l’herbe, comme ce fut le cas cette année. Un outil est disponible sur le site Aclimel ». Une prairie qui a grillé cet été est-elle forcément condamnée ? S.C. : « Une prairie grillée n’est pas une prairie morte. Les graminées et le...
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